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Joliette songe à s’alimenter en eau souterraine

Bloc eau potable
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La rivière L’Assomption pourrait ne plus être la seule source d’eau potable pour les résidents de Joliette avec le projet de la municipalité de s’approvisionner en eau souterraine. 

«Avec les changements climatiques, des sécheresses pourraient amener le niveau de la rivière L’Assomption à des abaissements encore insoupçonnés. Ça pourrait rendre difficile la captation d’eau dans la rivière», a affirmé Gaétan Béchard, le directeur général de la Ville de Joliette, en entrevue téléphonique, assurant toutefois qu’«il n’y a pas de problématique actuellement».

Le conseil municipal de Joliette a malgré tout mandaté une firme en septembre dernier pour qu’elle étudie le potentiel en eau souterraine dans un rayon de 15 km autour de la ville.

«La première étape est une recherche documentaire sur les données cumulées pour voir s’il y a un potentiel d’eau intéressant», a expliqué M. Béchard. Les chercheurs pourraient notamment se servir des données relevées lors d’une étude précédente effectuée il y a quelques années par l’Université du Québec à Montréal (UQAM) pour le compte de la MRC de Joliette.

«On pourrait par exemple trouver un terrain vague ou un parc de la Ville [au-dessus d’une source souterraine] , a détaillé M. Béchard. On espère avoir des résultats.»

Si l’étude est concluante, le projet passerait en phase deux avec la recherche à l’aide de forages.

«Si on fait des forages, on va aller chercher de l’eau et on va faire son analyse, a ajouté M. Béchard. On déterminerait le potentiel en termes de débit, de capacité et aussi la qualité de l’eau.»

M. Béchard nous a aussi expliqué que l’eau souterraine est déjà filtrée par les centaines d’années à passer à travers les matériaux comme le sable.

«C’est une eau très facile à traiter et elle est toujours bonne à boire en règle générale», a-t-il affirmé.

Il ajoute que ça élimine beaucoup d’éléments du processus de filtration et de traitement.

Les coûts de son traitement sont donc beaucoup moins élevés que ceux d’une eau de rivière ou d’une autre eau de surface, a-t-il souligné.

Un approvisionnement souterrain ne pourrait cependant pas remplacer l’usine actuelle qui capte l’eau de la rivière L’Assomption, soutient M. Béchard.

«On va parler d’une source d’appoint, mais on veut se positionner comme il le faut lorsque les changements climatiques frapperont pour être en mesure de répondre à la demande d’eau potable.»

Un tel projet permettrait aussi à la Ville de répondre à la demande en situation d’urgence, dans le cas par exemple où un sinistre survenait à la prise d’eau actuelle de la rivière L’Assomption.