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L’ancienne C Series ne serait pas rentable avant 2025

Airbus tente aussi d’obtenir une certification pour faire voler l’A220 en Chine

Benoît Schultz,
Photo courtoisie, Sylvie-Ann Paré Le PDG d’Airbus Canada, Benoît Schultz, était l’invité du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), hier.

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La rentabilité de l’A220, cet ex-avion C Series de Bombardier récupéré par Airbus avec l’aide de Québec, ne saurait être espérée avant 2025.

« Ce qu’on se donne pour ambition est qu’au milieu de la décennie, le programme sera profitable, a déclaré hier le nouveau PDG d’Airbus Canada, Benoît Schultz. C’est notre trajectoire, c’est notre engagement. »

En poste depuis deux mois, M. Schultz était l’invité hier du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Ce dernier en aura profité pour parler d’efforts déployés par l’industrie aéronautique – honnie des environnementalistes – pour réduire son empreinte carbone. 

Une valeur « nulle »

À la presse, en marge de son allocution, le grand patron a rappelé les efforts du groupe pour atteindre la rentabilité du programme A220. 

Bien que contrôlé par Airbus, ce programme est aussi détenu par Québec, à la hauteur de 25 %. 

Or, cette participation – résultant d’un placement de Québec de 1,3 milliard $ en 2016 – est maintenant considérée comme « nulle » par le Fonds du développement économique.

Cadence accrue

L’accroissement de la cadence de production constitue l’élément principal de la « trajectoire d’efficacité économique » de ce programme. 

De cinq appareils par mois actuellement, Airbus voudrait faire passer sa production mensuelle à 14 en 2025. Du nombre, dix avions seraient assemblés à Mirabel et quatre à son usine de Mobile, en Alabama.

« Pour être efficace, il faut du volume. Donc, il faut vendre et il faut produire », a-t-il dit, en ajoutant poursuivre ses efforts en parallèle pour diminuer les coûts de production, avec la contribution de ses « partenaires et fournisseurs », tant à l’interne qu’à l’externe. 

« Tout cela fait partie de notre équation économique au même titre que la montée en cadence. »

Certification en Chine

Par ailleurs, Benoît Schultz a confirmé qu’Airbus avait entamé des procédures afin de faire certifier l’A220 par le gouvernement chinois. Une telle certification en poche permettrait au groupe européen d’offrir l’ex-C Series aux compagnies aériennes qui desservent ce vaste pays. 

La certification est un travail de longue haleine, a reconnu M. Schultz. Néanmoins, ce dernier n’a pas exclu que l’avionneur puisse l’obtenir au cours de la prochaine année.

Lors du dernier salon aéronautique de Dubaï, l’A220 a décroché une commande ferme pour 10 appareils auprès de la nigériane Ibom Air et une lettre d’intention pour 25 autres de la société Air Lease Corporation. 


Au 31 octobre, un total de 464 avions A220 figuraient dans son carnet de commandes.

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