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Enlèvement de son fils: une nuit terrifiante pour la fondatrice de la chaîne Cora

Son fils, qui est devenu le président de son entreprise, a été kidnappé en mars 2017

palais de justice de Laval
Photo Chantal Poirier Quelques minutes avant d’aller témoigner, Cora Mussely Tsouflidou, 74 ans, a voulu se faire discrète aujourd'hui au palais de justice de Laval lors du procès d’un ex-franchisé accusé d’avoir joué un rôle dans l’enlèvement de son fils.

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Peu après avoir été réveillée par des policiers venus lui annoncer l’enlèvement d’un de ses enfants, la fondatrice des restaurants Cora a reçu deux appels d’un ravisseur à la voix menaçante lui ordonnant de se rendre chez son fils et de suivre les indications laissées sur la table. 

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« J’étais dans un état d’anxiété et de peur. Comment je pourrais vous dire ? [Les policiers] me disaient que mon fils était peut-être en danger, mais on ne m’expliquait pas pourquoi », a témoigné Cora Mussely Tsouflidou, aujourd'hui, au palais de justice de Laval.  

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Son fils Nicholas Tsouflidis a été kidnappé le 8 mars 2017 à sa maison de Mirabel, puis séquestré pendant des heures avant d’être relâché dans un fossé de Laval. L’ex-franchisé Paul Zaidan, 52 ans, subit actuellement son procès en lien avec cet enlèvement.

Ce soir-là, la fondatrice de la chaîne de restaurant était endormie dans sa bibliothèque lorsque des policiers se sont présentés à son domicile. 

Alors qu’elle était dans sa cuisine avec eux, elle a reçu deux appels sur son cellulaire.  

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Les ravisseurs l’appellent

Au bout du fil, une voix étrangère et menaçante lui a dit : « Vous allez faire comme je vous dis. Vous allez vous rendre chez votre garçon [...]. Il y a des instructions sur la table et vous allez faire exactement ce qui est marqué. »

palais de justice de Laval
Photo Chantal Poirier

Puis, son cellulaire sonne à nouveau et on lui ordonne de ne pas alerter les policiers. C’est à ce moment qu’elle a compris que son fils avait été enlevé.  

« C’était comme dans un film. J’étais épouvantablement inquiète », a-t-elle ajouté, en racontant ces moments d’angoisse.

La lettre saisie par les policiers chez son fils contenait une demande de rançon de 11 M$, avait indiqué au jury la Couronne lors de son exposé d’ouverture. 

La femme d’affaires a ensuite été amenée au poste de police avec sa fille, où elle a raconté avoir pleuré « comme une madeleine » et fait une crise de nerfs pour la première fois de sa vie. Au petit matin, son fils a finalement été retrouvé sain et sauf.  

Conflit familial

En contre-interrogatoire, Mme Tsouflidou a été longuement questionnée sur un conflit entre elle et son fils aîné, Theoharis Tsouflidis. 

Les relations familiales étaient tendues, car elle avait décidé « de couper les vivres » à son fils, qui avait un problème de consommation depuis son retour de Grèce, où il a vécu pendant une quinzaine d’années, a expliqué la femme de 74 ans. 

« Je lui ai dit que je ne l’aiderais pas financièrement tant et aussi longtemps qu’il serait dans cet état. Il a été très fâché contre moi, contre la famille », a-t-elle précisé. 

Selon la défense, le kidnapping du président des restaurants Cora est un coup monté servant à tasser son frère aîné, qui voulait un emploi au sein de l’entreprise familiale.

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