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Vaccination 5-11 ans: des enfants ravis de se faire vacciner

Ils ont hâte de serrer dans leurs bras leurs grands-parents au temps des Fêtes

Jeanne Lavallée (8 ans) se fait vacciner accompagnée de sa soeur Marion (10 ans).
Photo Agence QMI, Joël Lemay Jeanne Lavallée (8 ans) se fait vacciner accompagnée de sa soeur Marion (10 ans).

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Les braves premiers enfants à se faire vacciner contre la COVID étaient ravis de recevoir leur première dose afin de serrer enfin dans leurs bras leurs grands-parents adorés sans crainte au temps des Fêtes.

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«Moi je suis vraiment contente parce que je vais pouvoir revoir mes grands-parents et tous les autres gens de ma famille que je n’ai pas vus à cause de la COVID», a confié Charlotte Benson, 10 ans, venue se faire vacciner hier matin, avec sa petite sœur, Violette, au Palais des congrès de Montréal.

  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Le lancement de la grande campagne de vaccination pour les enfants de 5 à 11 ans a débuté hier partout au Québec. À Montréal, c’est au Palais des congrès qu’environ 500 enfants pouvaient venir recevoir leur toute première dose. Hier, 210 doses ont été administrées à des enfants au Palais des congrès.

Arthur Sorin (9 ans) et sa mère, Dorothée Philippon
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Arthur Sorin (9 ans) et sa mère, Dorothée Philippon

Sur place, le site avait été préparé pour que les enfants se trouvent dans un lieu calme. Des autocollants de licorne, de papillon, de fleurs ou de poissons avaient été mis un peu partout, certaines infirmières étaient déguisées et il y avait même le petit chien, Bémol, qui était présent pour apaiser les enfants.

Le temps qu'on prenne leurs renseignements, ils pouvaient même jouer à quelques jeux de cherche-trouve pour se changer les esprits.

Malgré la crainte des aiguilles, c’est parce qu’ils ont surtout très hâte de retrouver, avec plus de sécurité, leurs papis et mamies qu’ils n’ont pas hésité à se faire injecter.

«J’attendais ça parce que je voulais rentrer en France voir mes grands-parents à Noël et maintenant je vais pouvoir y aller», s’est réjoui le jeune Louis Le Clech-Hétu, 8 ans, qui aurait aimé voir un poney après avoir eu son vaccin.

Le chien de zoothérapie, Bémol, et Louis Le Clech-Hétu (8 ans)
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Le chien de zoothérapie, Bémol, et Louis Le Clech-Hétu (8 ans)

Même son de cloche pour Ayana, 8 ans.

«Mes parents m’ont encouragée à venir parce que comme ça on pourrait plus aller voir ma grand-mère qui est un peu plus vieille», a-t-elle raconté.

Normalité

Pour d’autres enfants, c’est aussi la possibilité de retrouver une vie un peu plus normale qui les pousse à braver leur peur de l’aiguille.

«Moi j’avais vraiment hâte parce que comme ça on va pouvoir refaire des activités comme avant la COVID! Je vais pouvoir faire des cours de ballet et aller au restaurant et même fêter ma fête en plus grand», s’est réjouie Rosa Lymberiou, 7 ans.

Pour d’autres, c’est pour vaincre leurs craintes du virus et de la maladie.

«Je suis content parce que maintenant j’ai réduit les risques d’avoir la maladie qui me fait peur depuis un an. Ça fait longtemps que j’attendais ça», a expliqué Nils Blais, 11 ans.

Adapté

De leur côté, les parents étaient très contents de voir que le personnel de la santé était très attentif aux besoins de leur progéniture.

«Ils étaient vraiment gentils [avec les enfants], c’était vraiment très bien organisé et il n’y avait aucune attente», a indiqué Marie Le Clech, maman du petit Louis.

De son côté, René Jobidon, un dentiste qui aide à la campagne de vaccination depuis mars 2021, était très heureux de participer à la vaccination des enfants.

«En tant que dentiste on est habitué à avoir des enfants anxieux, aujourd’hui je les pique dans le bras plutôt que dans la bouche», a-t-il dit.

Selon Jean Nicolas Aubé, porte-parole du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, la campagne de vaccination devrait s’accélérer, car la capacité de vaccination s’élève à environ 1000 doses par jour pour ce site destiné aux enfants.

Hier soir, il fallait attendre jusqu’à lundi prochain pour réussir à obtenir un rendez-vous au Palais des congrès, toutefois des plages horaires d’autres cliniques, comme le Stade olympique, sont disponibles.

Si la campagne de vaccination pour les enfants démarre sur les chapeaux de roues, la pénurie de vaccinateurs qui se prépare pourrait jeter de l’ombre au tableau. Dans la ville de Québec, il pourrait manquer de bras dès le mois de janvier, à cause de la reprise du travail pour certains employés de la santé qui participaient à l’effort de guerre.

À Montréal, le porte-parole du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Jean Nicolas Aubé, n’a pas souhaité commenter la situation qui est «encore très lointaine».


En moins de 24 heures, plus de 143 000 rendez-vous ont été pris sur la plateforme de Clic Santé, dont 25 000 à Montréal.

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