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Balance ton bar!

Drunk woman drinks alcohol at counter in bar
Photo Adobe Stock

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Traumavertissement : ce texte parle d’agressions sexuelles

Le mouvement #balancetonbar secoue depuis quelques semaines le monde de la nuit. Tout commence à Bruxelles, lorsque l’employé d’un café très populaire est visé par plusieurs plaintes. L’homme en question aurait drogué plusieurs clientes avant de les agresser sexuellement. Mis au courant, son patron décide... de le changer de café. 

Suite à ça, un soulèvement s’organise et des dizaines de témoignages affluent sur les médias sociaux. Le compte Instagram Balance ton bar, créé à la mi-novembre, compte déjà près de 30 000 followers et fait des petits dans plusieurs pays. 

Ce phénomène, qui ne date pas d’hier, est aussi bien présent au Québec, tel qu’en témoigne la vague de dénonciations qui visaient le milieu de la restauration et des bars à l’été 2020. 

#METOO

Déjà, quand j’étais barmaid dans les années 2000, on nous en parlait abondamment : surveillez les verres des clientes, signalez tout comportement louche et, surtout, n’acceptez jamais un verre que vous n’avez pas vu être préparé. Mais quand on ne peut pas avoir confiance en cette personne, celle qui prépare le verre, je veux dire, on fait quoi ? 

PLUSIEURS VICTIMES

À plusieurs filles de mon entourage, j’ai posé cette question : « T’es-tu déjà fait agresser dans un bar et/ou t’as-tu déjà été droguée dans ce contexte ? » J’ai été très surprise de me faire répondre « oui » à plusieurs reprises. Je trouve ça TRÈS préoccupant. 

Quelle est la responsabilité des établissements en ce qui concerne la sécurité de leurs clientes ? Y a-t-il des vérifications faites avant d’engager un employé ? Qu’est-ce qu’on fait quand ce type d’événement se produit à répétition au même endroit ? 

Mais revenons aux « conseils de base » qui nous étaient donnés lorsque je travaillais dans les bars. Ça n’a pas empêché une collègue de se « réveiller » dans un banc de neige, un matin, avec les pantalons baissés jusqu’aux chevilles. À l’hôpital, on lui a dit qu’elle avait fort probablement été droguée à son insu. Pour le reste, je n’ai pas besoin de vous faire un dessin.


♦ Si vous avez été victime ou témoin de ce type de crime dans un établissement licencié, écrivez-moi à genevieve.pettersen@quebecormedia.com.