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Bénévoles en transport : la pandémie et la pénurie nuisent au recrutement

Nez rouge 01
Photo d'archives, Agence QMI

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La pénurie de main d’œuvre et la pandémie font mal au recrutement de bénévoles, alors que plusieurs organismes dont Nez Rouge peinent à trouver des volontaires, plus particulièrement lorsqu’il est question de transport.

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«Le recrutement de bénévoles est toujours un enjeu et en termes de transport, effectivement, ça s’est compliqué avec la pandémie», lance d’entrée de jeu Michel Alexandre Cauchon, directeur général à la Fédération des centres d'action bénévole du Québec (FCABQ).

M. Cauchon indique que l’enjeu s’explique notamment par les craintes reliées à la Covid-19 que peuvent avoir les bénévoles, mais aussi parce que les recommandations gouvernementales – qui concernent l’industrie du taxi, le covoiturage et l’accompagnement en transport bénévole – sont très contraignantes.

«C’est un document de 13 pages, laisse tomber M. Cauchon. Ça freine beaucoup de personnes qui voudraient donner de leur temps».

Parmi les recommandations, on retrouve notamment l’installation d’une cloison. Les bénévoles ne peuvent plus faire plusieurs adresses, puisqu’il doit y avoir qu’un seul bénéficiaire à la fois et la preuve vaccinale est obligatoire.

Le FCABQ affiche une quarantaine de postes de transport bénévole à combler.

«Sur les 40 postes, on a seulement reçu trois candidatures. Habituellement, ce sont des postes qui se comblent assez bien», poursuit le directeur général.

Il ajoute que le prix exorbitant de l’essence n’aide pas à leur cause.

Opération nez rouge (ONR) vit la même situation, alors que la campagne de raccompagnement commence ce soir.

«Il est désormais possible de croire que la pandémie exacerbe nos habituels défis au niveau du recrutement des bénévoles», souligne Anne-Marie Audet, directrice générale de ONR.

Elle estime, elle aussi, que le recrutement davantage difficile cette année est causé non seulement par la pandémie, mais également par la pénurie de main-d’œuvre.

Inquiétant

L’organisme TZ Capitale-Nationale, qui offre également des services de raccompagnement, n’y échappe pas non plus.

«Depuis la pandémie, les [bénévoles] ne sont pas de retour. On les contacte, mais on dirait que ça leur tente moins» se désole Daniel Bédard, le directeur général.

M. Bédard indique qu’ils ont, normalement, un bassin de bénévoles occasionnels qui se situe entre 250 et 300 chauffeurs.

«Là, je dirais qu’on en a une centaine», estime-t-il.

À l’arrivée des Fêtes, cette situation les inquiète. En décembre, TZ Capitale-Nationale effectue entre 9 et 11 000 raccompagnements.

«Ça prend des gens qui viennent en faire. Beaucoup d’entreprises nous appellent pour pouvoir bénéficier de nos services durant leur party de bureau. On craint de ne pas pouvoir [accommoder tout le monde]», partage M. Bédard.

Outre la pandémie, il estime que la réalité de plusieurs bénévoles peut avoir changé, ce qui explique leur absence. La pénurie de main-d’œuvre diminue les disponibilités.

«Avant, ils avaient plus de temps pour eux, mais là, ils se font solliciter par leurs employeurs pour faire du temps supplémentaire», fait-il valoir.

Au Centre d’action bénévole de Québec, on rapporte la même situation.

«Les transports, c’est plus difficile. C’est l’offre à laquelle ça répond le moins», confirme la directrice générale, Catherine Montour.

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