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Les chauffeurs d’autobus de la STL font la grève

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Aucun autobus de la Société de transport de Laval ne passera dans les rues de la Ville aujourd’hui puisque des centaines de chauffeurs syndiqués manifestent.

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Les manifestants ont quitté le Terminus Montmorency vers l’heure du dîner et se sont dirigés vers le Terminus le Carrefour. 

La renégociation de la convention collective crée toutefois beaucoup de tension entre le syndicat des chauffeurs et la STL.

«C’est clair que quand on a un mouvement comme ça de grève, le climat est pas très bon», confirme le directeur général de la STL, Guy Picard. 

«En ce moment, l’employeur nous dit qu’on prend la population en otage, mais en ce moment, on veut négocier, explique le président du syndicat des chauffeurs de la STL, Patrick Lafleur. On leur a proposé de négocier jeudi et vendredi de cette semaine afin d’éviter cette grève.»

«La STL a forcé la grève», croit M. Lafleur. 

Guy Picard dément ces accusations. 

«C’est totalement faux. On leur a fait une offre jeudi matin. On a attendu pendant neuf heures qu’ils nous reviennent, et finalement en soirée on nous a dit qu’on allait en reparler lundi», explique le directeur général. 

Il poursuit en affirmant que le syndicat a par la suite contacté la direction pour négocier, mais puisqu’une rencontre était déjà prévue lundi et qu’on allait attendre à cette date pour avoir une rencontre avec un conciliateur. 

Le syndicat dénonce surtout la mauvaise utilisation des budgets de l’organisation. 

On remet en cause l’embauche de 80 cadres non syndiqués alors que 25 chauffeurs ont été mis à pied à cause de la COVID dans la dernière année. 

Guy Picard estime toutefois que la partie patronale travaille fort pour en arriver à une entente. 

«Il n’y a personne de mauvaise foi là-dedans, peut-être juste une certaine incompréhension», affirme-t-il.

«Le syndicat a mis les ententes élevées en terme de progression salariale sans saisir l’ampleur du gouffre financier dans lequel on se trouve», explique M. Picard.

Le directeur général affirme que la STL se trouve sous «respirateur artificiel», en partie à cause du pourcentage d’achalandage qui se situe autour de 65 %.

Il souligne par ailleurs que même si le travail des chauffeurs exigeant, ceux-ci sont déjà bien rémunérés.

Il rappelle son intention de continuer de travailler de pair avec le syndicat pour en venir à une entente qui pourrait satisfaire les deux parties. 

Les chauffeurs d’autobus de la STL se trouvent depuis près de deux ans et demi sans contrat. 

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