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Une baisse du prix de l’essence qui fait du bien

Les automobilistes profitaient d’une baisse de près de 10 cents le litre dimanche

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La baisse du prix de l’essence a donné un peu de répit aux portefeuilles des automobilistes, mais ces derniers déplorent que cette accalmie soit de courte durée.

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« Je trouve ça encore un peu cher », reconnaît Pasquale Scalia, qui faisait le plein dans une station-service située près du boulevard Lacordaire, en bordure de l’autoroute Métropolitaine dimanche soir.

Alors que le prix du carburant s’élevait à 1,44 $ le litre, Pasquale Scalia était rassuré de voir sa facture se situer autour des 80 $ pour son véhicule utilitaire sport (VUS).

M. Scalia espère néanmoins pouvoir profiter le plus longtemps possible du télétravail pour limiter ses déplacements.

« Je sais qu’une fois j’ai dépensé plus que 100 $ quand c’était à 1,54 $, je pense », a-t-il pointé. 

Chute attendue

Cette baisse de la valeur de l’or noir a lieu chaque année à la conclusion du week-end de l’Action de grâce aux États-Unis, qui fait exploser temporairement le nombre de déplacements.

« Surtout après la COVID, je crois que les gens veulent encore plus voyager, ce qui augmente la demande pour le carburant d’avion et l’essence [...] et les gens voyagent moins par la suite, alors la demande replonge », explique Moshe Lander, professeur d’économie à l’Université Concordia.

Pasquale Scalia faisait un plein dans une station-service située près du boulevard Lacordaire, en bordure de l’autoroute Métropolitaine, dimanche soir.
Photo Laurent Lavoie
Pasquale Scalia faisait un plein dans une station-service située près du boulevard Lacordaire, en bordure de l’autoroute Métropolitaine, dimanche soir.

Mais un autre facteur pourrait prochainement brouiller les cartes, soit la propagation du nouveau variant de la COVID-19, Omicron. 

« Il y a une crainte qu’on soit de nouveau confiné d’ici 6 à 8 semaines, ce qui nous mène à Noël, au jour de l’An et l’hiver. Je crois donc que les marchés réagissent en vendant le pétrole et le gaz et en baissant les prix », soutient M. Lander.

Rappelons qu’au début de la crise sanitaire, le prix de l’essence avait plongé puisque la vaste majorité de la population avait été forcée de rester chez soi.

Indifférents

Pour l’heure, les automobilistes se consolent tant bien que mal avec la chute du prix du baril. 

« C’est dommage que ce soit qu’une journée, peut-être », souligne le livreur David Ouangrawa, qui dit posséder un véhicule consommant peu.

Il estime sauver seulement de 4 à 5 dollars en faisant le plein.

Plusieurs stations-service affichaient un prix à la pompe de 1,45 $/litre.
Photo Ben Pelosse
Plusieurs stations-service affichaient un prix à la pompe de 1,45 $/litre.

« Ce n’est pas vraiment wow, dit M. Ouangrawa. C’est juste un petit répit. »

Daniel, qui patientait à une station-service située sur le boulevard Saint-Michel, faisait preuve d’un peu plus de réjouissance.

« Au moins 5 cennes de moins, ça aide beaucoup », a-t-il insisté.

Selon l’économiste Moshe Lander, les consommateurs devraient voir l’essence repasser la barre du 1,50 $ le litre au courant de la semaine. 

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