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Inondations majeures: l'étau se resserre au port de Vancouver

Inondations majeures: l'étau se resserre au port de Vancouver
Photo AFP

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Le retard important qu’enregistre le port de Vancouver dans ses opérations affecte de plus en plus la chaîne d’approvisionnement de la côte ouest et pourrait bientôt se faire sentir d’un océan à l’autre.

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Depuis les inondations majeures et les glissements de terrain qui s’en sont suivis, il y a deux semaines, l’état de détresse du port s’est accentué au cours de la fin de semaine alors que les autoroutes et les voies ferrées ont été fermées par précaution.

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Les conditions météorologiques extrêmes ont exacerbé le goulot d’étranglement des cargos et compliquent la réception des marchandises et des exportations.

«Si les navires continuent d’arriver, mais que les rails ne bougent pas, nous ne pouvons plus accepter de navires», a déclaré Marko Dekovic, vice-président des affaires publiques de Global Container Terminals, au Globe and Mail.

Dimanche matin, il y avait un arriéré de 54 navires, contre 40 le 19 novembre, selon les données de l’Administration portuaire Vancouver Fraser, rapportée par le Globe and Mail. Parmi ceux-ci s’y trouvaient neuf porte-conteneurs, ainsi que 13 navires qui attendaient pour faire le plein de charbon et 16 de céréales.

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Avant la pandémie, les navires obtenaient une plage horaire d’amarrage. Ce qui évitait d’avoir des navires à l’ancre. Une douzaine de navires se succédaient lors des journées typiques, a souligné M Dekovic, qui exploite deux sites qui manipulent des conteneurs dans la région de Vancouver.

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Actuellement un nombre croissant de navires doivent jeter l’ancre dans et autour des quatre terminaux à conteneurs du port de Vancouver, le plus grand port canadien. Ce dernier compte et plus de 20 autres installations maritimes pour les expéditions en vrac et une gamme de marchandises.

Après que le gouvernement de la Colombie-Britannique ait à déclarer l’état d’urgence, le port de Vancouver est tombé dans ce que le premier ministre, John Horgan, a appelé l’état de «détresse».

Il faudra probablement des mois pour un retour à la normale, ont estimé des experts de l’industrie.

Les retards ont notamment perturbé le transport depuis le Québec et il est de plus en plus compliqué d’acheminer par camions certaines composantes asiatiques arrivées par bateau aux fabricants d’équipement de l’Ontario.

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