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King Dave: un défi énorme

King Dave prend l’affiche à La Bordée

Patrick Emmanuel Abellard
Photo courtoisie, Maxyme G. Delisle Patrick Emmanuel Abellard est seul sur scène dans King Dave.

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Seul sur scène durant une heure et quarante minutes, Patrick Emmanuel Abellard sort de sa zone de confort avec la pièce de théâtre King Dave. C’est ce qu’il voulait.

« J’étais dans une période de ma vie où je voulais un défi. J’avais envie de devenir meilleur en tant que comédien et je sentais que ce projet était un bon catalyseur », a-t-il lancé lors d’un entretien.

À l’affiche à partir de ce soir et jusqu’à samedi à La Bordée, King Dave raconte l’histoire d’un jeune homme issu d’un milieu assez confortable et qui prend une série des décisions qui sont néfastes.

« C’est une personne qui a peur tout le temps, qui manque d’encadrement et qui est constamment en réaction. C’est un cri du cœur qui vient de quelqu’un qui est pris dans un engrenage et dans une machine beaucoup plus grosse que lui. Les amis qu’il choisit et les gens qu’il vénère ne sont pas les meilleurs », a expliqué le comédien que l’on peut voir dans le rôle d’un policier dans la troisième saison de la série Plan B.

Écrite par Alexandre Goyette en 2005, King Dave a été transformée pour mettre en vedette un jeune homme issu de la diversité. Et pour Patrick Emmanuel Abellard, la pièce est quelque chose d’universel.

« Ce que vit Dave, dont la peur est son moteur premier, s’adresse aux jeunes. C’est jusqu’où la peur peut nous mener. Et ça, c’est universel », a-t-il précisé. 

Monter l’Everest

À l’origine, Patrick Emmanuel Abellard ne devait pas faire partie de cette adaptation revisitée. Anglesh Major, qui avait obtenu le rôle, était en vedette dans les représentations du printemps dernier chez Duceppe.

La pandémie a chamboulé le calendrier des représentations et le comédien n’était plus disponible pour la tournée qui a débuté le 3 novembre.

Patrick Emmanuel Abellard avait envie de vivre cette expérience seul sur les planches.

« J’ai un rêve de faire, un jour, un show d’humour et que c’était un début de me mettre sur scène durant 1 h 40 et de voir comment c’est de porter un spectacle aussi longtemps », a-t-il fait remarquer, lors d’un entretien téléphonique. 

Après 12 représentations, l’expérience est nourrissante. 

« J’ai de la difficulté à mettre des mots sur ce que je vis. Au début, c’est vertigineux et c’était comme monter un Everest. Je me demandais pourquoi je m’étais embarqué là-dedans. Je voulais ce défi et je l’ai cherché. Je suis une personne assez déterminée et je m’assume dans mon choix. Je pense que je suis à ma place et c’est encourageant. Je me dis que je peux même faire plus. Je ne sais pas si je vais réaliser ce rêve de faire un spectacle d’humour, mais j’ai maintenant la confiance que je suis capable de faire ça. C’est une bonne fondation pour le futur », a-t-il laissé tomber.