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Le REM pour YUL, un désastre financier, dit le patron d’Aéroports de Montréal

Le REM pour YUL, un désastre financier, dit le patron d’Aéroports de Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

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La station du Réseau express métropolitain (REM) entre l’Aéroport de Montréal et le centre-ville est très attendue par les passagers depuis plusieurs années, mais pour l’administration aéroportuaire, il s’agira d’un « désastre financier », assure son patron.

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« Les gens pensent que je fais le REM pour faire de l’argent. On ne le fait pas pour faire des sous. Aussitôt que le REM arrive, on se prive de revenus de stationnement », a affirmé Philippe Rainville, PDG d’Aéroports de Montréal, en marge d’une conférence devant le Cercle canadien de Montréal. 

Selon ses évaluations, ADM, qui est un organisme à but non lucratif, se privera de revenus de 5 à 10 millions $ à partir de la mise en service du REM. « Financièrement, ce n’est pas bon [...] Et il faut que j’investisse : on met 500 millions là-dedans sur quelque chose dont on ne tire aucun revenu », a-t-il lancé. 

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La chose à faire  

M. Rainville affirme toutefois que c’était la bonne décision à prendre dans « un contexte de développement durable et pour réduire l’empreinte carbone ». 

« On le fait pour les passagers [...]. On tient pour acquis que nos voyageurs pensent comme nous, que de faire venir le REM à l’aéroport de Montréal, c’est la bonne chose », explique-t-il. 

Toutefois, le patron d’ADM ne s’en cache pas, il aurait eu « plein d’autres choses à faire » pour mettre les infrastructures de l’aéroport à niveau. Mais les investissements ont été repoussés en raison de la pandémie mondiale et des finances plus que précaires.  

Selon lui, si le retour à la normale devait survenir trop rapidement, les passagers en subiraient les conséquences, et la structure risque « de craquer ». 

« Sur le long terme, on est capable d’y arriver, mais si le trafic revient trop vite, l’usager va souffrir », a-t-il prédit.  

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