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Sébastien Cros a gardé espoir malgré un lent début

L’équipe canadienne semble avoir retrouvé son rythme après son mauvais départ

SPO-Pratique de l’équipe de patinage de vitesse au Centre-Maurice-Richard à Montréal
Photo d’archives L’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste lors d’une pratique au centre Maurice-Richard, à Montréal.

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Si le Canada a peiné lors des deux premières Coupe du monde de la saison en Asie, l’entraîneur-chef de l’équipe nationale de patinage de vitesse courte piste, Sébastien Cros, assure ne pas avoir perdu espoir que ses ouailles puissent renverser la vapeur.

Si le circuit européen a poursuivi ses activités pendant le confinement relié à la COVID-19, les Canadiens n’ont eu droit qu’au championnat mondial en mars en 2021 aux Pays-Bas pour se frotter à l’élite internationale avant de finalement reprendre le collier cet automne en Chine et au Japon.

« En raison de la période d’inactivité, je m’attendais que les athlètes vivent une période d’adaptation lors des premières étapes de la Coupe du monde, a expliqué Cros. Les patineurs devaient retrouver l’intensité nécessaire pour compétitionner à l’échelle internationale. Il y a eu une amélioration à chaque Coupe du monde et je n’ai pas eu de doutes sur le potentiel de l’équipe. J’avais confiance. Il fallait faire preuve de patience. »

Champion au classement cumulatif de la Coupe du monde sur 1000 m, Pascal Dion a été une belle surprise, lui qui n’avait jamais terminé dans le top 10. « Pascal a connu une saison incroyable, a déclaré Cros. Certaines de ses courses étaient tout simplement parfaites au niveau de la gestion de l’énergie et des tracés. Il faudra regarder les vidéos dans le futur. Dans le passé, Pascal pouvait connaître de bonnes courses, mais il était inconstant. »

Sur quatre épreuves de 1000 m, Dion a remporté trois médailles, terminant au pied du podium, dimanche, alors que son titre au cumulatif était déjà dans la poche.

Retour en force

Après une longue absence pour prendre soin de sa santé mentale, Kim Boutin a renoué avec la compétition internationale à Pékin. À l’instar de toute l’équipe, la triple médaillée des Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018 n’a pas connu ses meilleures courses en Asie, mais elle a offert de solides prestations en Europe. 

À Dordrecht en fin de semaine, elle a remporté sa première médaille d’or depuis son retour à son épreuve de prédilection du 500 m en plus de remporter l’argent sur 1000 m.

« Je n’avais pas de doutes que Kim puisse revenir à ce niveau, mais elle a vécu le même cheminement que les autres patineurs de l’équipe, a souligné Cros. Elle a beaucoup travaillé sur sa vitesse de pointe et son relâchement, et cela a payé. Elle a vraiment évolué. » 

« Elle est toujours aussi rapide, mais elle s’est améliorée au niveau technico-tactique, de poursuivre l’entraîneur de l’équipe nationale. Kim est en bonne position actuellement, mais je crois qu’elle a encore un peu de marge pour s’améliorer. Elle fait partie des sept ou huit favorites, mais le calibre est vraiment, vraiment fort. »

Même si Charles Hamelin n’a pas réussi à monter sur le podium dans les épreuves individuelles dans les quatre étapes de la Coupe du monde, Cross est optimiste pour la suite. 

« C’est dommage que Charles n’a pas été en mesure de concrétiser ses opportunités, mais il est réellement en forme », a-t-il affirmé. 

L’équipe canadienne est rentrée à Montréal, lundi. Après une semaine de congé, les patineurs commenceront leur préparation finale en prévision des Jeux olympiques de Pékin, dont le coup d’envoi sera donné le 4 février.