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Variant Omicron: «des actions très concrètes doivent être posées»

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Avec la hausse des cas de COVID-19 enregistrée au cours des derniers jours et l’apparition du nouveau variant préoccupant Omicron, le Québec devrait redoubler d’efforts pour contrer cette nouvelle impulsion de la pandémie.

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Selon la professeure à l’Université de Montréal et pharmacienne Diane Lamarre, les autorités sanitaires semblent se concentrer trop «sur l’extérieur» alors que le nouveau variant pourrait déjà être en train de se propager au Québec.   

  • Écoutez l'entrevue du V.P sciences et vaccins chez Nexelis, Luc Gagnon, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«On sait qu’il y a des gens qui à partir du 11 novembre, ici au Québec, étaient déjà porteurs. On a des zones d’éclosion à l’intérieur du Québec. On a vu l’Estrie la semaine dernière... Est-ce qu’on peut s’assurer de faire du criblage et du séquençage?», demande l’experte sur les ondes de LCN.  

«C’est le temps de déployer nos mesures de criblage et de séquençage aléatoire immédiatement dans chaque territoire et région du Québec», avertit-elle. 

Le séquençage et le criblage de variants de la COVID ont cessé le 17 octobre dernier, indique le site internet de l’INSPQ. Lors du point de presse lundi, le Dr Horacio Arruda a annoncé que ces tests reprendront de manière aléatoire. 

Selon Mme Lamarre, il serait même avisé de vérifier les tests PCR déjà effectués il y a une semaine afin de voir si le variant Omicron était déjà présent dans les prélèvements. 

S’il semble clair que le variant Omicron se transmet plus facilement, on ne sait pas encore s’il est capable de contourner la protection offerte par les vaccins, ou s’il est plus dangereux.

3e dose

Par ailleurs, Québec aurait dû annoncer dès aujourd’hui une 3e dose pour les travailleurs de la santé, dont certains sont vaccinés déjà depuis plus de 7 mois, juge Diane Lamarre. 

«J’espérais qu’on nous annonce aujourd’hui qu’on ouvrirait la vaccination au personnel de la santé. On est à trois semaines et demie avant Noël. Ça prend du temps vacciner 300 000 soignants. On a les doses de vaccin. Il y a des actions très concrètes qu’on doit poser immédiatement.» 

Par ailleurs, la troisième dose de vaccin devrait aussi être distribuée avec plus d’insistance auprès des usagers de CHSLD, considère Mme Lamarre. 

Dans les CHSLD, centres d’hébergement particulièrement vulnérables à la COVID, comme cela a été démontré lors de la première vague, seulement 25 000 bénéficiaires sur 40 000 ont reçu le fameux «booster». 

«Il faut accélérer le pas très très rapidement, il faut prendre des actions immédiatement.»

Taux de reproduction en hausse

En Afrique du Sud, le taux de reproduction du variant Omicron est de 2. «Ça veut dire que chaque personne infectée en contamine deux autres, explique Mme Lamarre. «Ça se multiplie rapidement».

Actuellement au Québec, le taux de reproduction de 1,06 établi la semaine dernière a augmenté à 1,22 cette semaine. 

«C’est beaucoup, plus on approche du 2, plus on voit que le virus l’emporte sur nos mesures sanitaires. Donc, si on ne fait rien de plus, le virus contamine beaucoup plus de personnes», prévient la pharmacienne. 

Les mesures sanitaires telles que le port du masque, les rassemblements limités à 10 personnes à l’intérieur, la distanciation physique, notamment, doivent rester en place, même chez les vaccinés. Diane Lamarre suggère également de remettre en place le port du masque au secondaire pour s’assurer de protéger les jeunes et l’ensemble de la population. 

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