/world/europe
Navigation

Le variant Omicron était déjà aux Pays-Bas le 19 novembre

Le variant Omicron était déjà aux Pays-Bas le 19 novembre
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Les autorités sanitaires néerlandaises ont déclaré mardi que le variant Omicron circulait aux Pays-Bas plus tôt que ce qui était estimé jusqu’ici, soit avant que l’Afrique du Sud ne signale pour la première fois le nouveau variant.

• À lire aussi: Fermeture des frontières/variant Omicron: l'industrie touristique retient son souffle 

• À lire aussi: L’OMS demande aux États membres une riposte «rationnelle» à Omicron

• À lire aussi: Omicron: pas de panique, dit le président Joe Biden

Le variant Omicron a été détecté dans deux échantillons de test prélevés les 19 et 23 novembre et une des deux personnes concernées n’avait pas voyagé récemment, ce qui suggère que le variant circulait déjà aux Pays-Bas, a déclaré l’Institut néerlandais de la santé et de l’environnement (RIVM).

Les Pays-Bas pensaient tout d’abord que les premiers cas se trouvaient parmi les passagers de deux avions partis d’Afrique du Sud et arrivés vendredi à Amsterdam, dont 14 étaient porteurs du variant Omicron.

Les Pays-Bas rejoignent désormais d’autres pays européens, dont la Belgique et l’Allemagne, qui ont signalé des cas du nouveau variant avant qu’il ne soit officiellement notifié par l’Afrique du Sud à l’Organisation mondiale de la santé le 24 novembre.

  • Écoutez l'entrevue du porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

« Nous avons trouvé deux cas supplémentaires du variant Omicron qui ont été échantillonnés les 19 et 23 novembre », a déclaré à l’AFP Aura Timen, la directrice de la coordination nationale de la lutte contre les maladies infectieuses du RIVM.

« Cela indique donc la présence déjà de ce variant aux Pays-Bas », a poursuivi Mme Timen.

Les autorités néerlandaises ont prévenu les deux personnes concernées et effectué une recherche de leurs contacts, a indiqué le RIVM.

« L’une de ces deux personnes n’avait aucun antécédent de voyage, l’autre s’était récemment rendue dans le sud de l’Afrique », a déclaré à l’AFP un porte-parole du RIVM.

Les passagers porteurs du variant Omicron, issus d’un total de 61 personnes testées positives à la COVID-19 après leur descente de l’avion à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, sont actuellement en quarantaine.

Avec 16 cas désormais confirmés, les Pays-Bas comptent l’un des chiffres de contaminations par le nouveau variant les plus élevés d’Europe à ce stade. 

Mais bien d’autres pays pourraient se trouver dans la même situation s’ils analysent des tests des dernières semaines pour déterminer s’il s’agit du nouveau variant, a expliqué Aura Timen.

« Nous avons le plus grand nombre, car nous avons testé deux avions, je ne sais pas ce qui se passerait si d’autres pays faisaient de même, ils auraient probablement les mêmes résultats », a soulevé Mme Timen.

« Au moment où un nouveau variant apparaît et est annoncé, il est probablement déjà répandu dans le monde entier », a-t-elle ajouté.

Un confinement partiel est en vigueur aux Pays-Bas depuis le 13 novembre pour lutter contre une flambée des cas de COVID-19.

Après avoir atteint des niveaux records, le nombre de nouveaux cas s’est « stabilisé » sur la semaine dernière, n’augmentant que de 1 % à 155 152, contre un bond de 39 % la semaine précédente, a indiqué le RIVM.

La semaine dernière, 367 décès dus à la COVID-19 ont été signalés, contre 265 la semaine d’avant.

Les nouvelles admissions à l’hôpital se sont également stabilisées à 1 996 la semaine dernière, mais le nombre de personnes admises en soins intensifs a continué d’augmenter (367), soit une hausse de 22 %.

À voir aussi