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Un sénateur en croisade pour le respect du français

Le sénateur québécois Claude Carignan
Photo d'archives, AGENCE QMI Le sénateur québécois Claude Carignan

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Après avoir déposé un projet de loi pour obliger Ottawa à nommer de futurs gouverneurs généraux bilingues, voilà que le sénateur québécois Claude Carignan s’attaque au Nouveau-Brunswick avec un second projet de loi identique.

Car en 2019, le gouvernement fédéral a aussi nommé Brenda Murphy, une lieutenante-gouverneure unilingue anglophone pour cette province, la seule officiellement bilingue au pays.

«Comment peut-on soutenir que le français et l’anglais ont le même statut et sont d’égale importance si dans la seule province officiellement bilingue du Canada on y nomme une lieutenante-gouverneure unilingue anglaise? C’est un message très insultant qu’on lance aux communautés d’expression française, c’est illogique et irrespectueux», a-t-il déclaré mercredi.

Les nominations de Mme Murphy et de Mary Simon font dire au sénateur que le gouvernement de Justin Trudeau ne prend pas la question du français au sérieux, alors qu’il s’apprête à déposer sa réforme tant attendue sur les Langues officielles.

«Je n’en reviens pas. Il y a une expression typiquement québécoise qui me revient : "les bottines ne suivent pas les babines"», a dénoncé M. Carignan lors d’une entrevue avec Mario Dumont sur QUB radio, mercredi.

Obliger la nomination de gouverneurs généraux et de lieutenants-gouverneurs bilingues devrait aller de soi, croit-il. «Ce n’était pas prévu dans les lois, mais il semble qu’il y en a un qui a eu cette mauvaise idée-là, donc on va essayer d’encadrer son pouvoir», a-t-il lancé au micro.

La nomination de Brenda Murphy a été contestée par la Société de L'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB). Le dossier se trouvera en cour à la mi-décembre.

  • Écoutez l'entrevue de Mario Dumont avec le sénateur Claude Carignan sur QUB radio:

La «gifle»

M. Carignan n’avait pas mâché ses mots après le discours du Trône de Mme Simon, première autochtone à accéder à ce poste dans l’histoire du pays, sélectionnée plus tôt cette année par le bureau de Justin Trudeau, dans un contexte où la réconciliation avec les peuples autochtones prend le devant de la scène.

C’est à la suite de cette «gifle au visage des francophones» que le sénateur a voulu prendre la question en main. M. Carignan s’est dit «confiant» du succès de ses projets de loi.