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Procès de la fillette de Granby: preuve close en défense

Procès de la fillette de Granby: preuve close en défense
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

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Après avoir fait entendre trois témoins, dont la belle-mère de la fillette de Granby, la défense a annoncé jeudi que sa preuve était close pour le procès. 

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Les plaidoiries des avocats vont donc s'amorcer lundi. Ils pourront alors livrer leurs derniers arguments aux membres du jury, qui devront trancher du sort de la femme de 38 ans, accusée du meurtre non prémédité et de la séquestration de l’enfant pour le drame survenu le 29 avril 2019.

Le juge Louis Dionne devrait émettre ses directives finales mercredi, ce qui pourrait faire en sorte que leurs délibérations pourraient s'amorcer en soirée ou jeudi matin. 

Tirage au sort

Comme il y avait au total 14 jurés pour le procès, mais que la loi requiert que seulement 12 personnes décident du verdict, un tirage au sort sera nécessaire pour en retrancher deux. 

Le procès s’est amorcé le 18 octobre dernier au palais de justice Trois-Rivières.

La Couronne avait fait entendre une vingtaine de témoins, soit les premiers secours arrivés sur les lieux, un voisin de la résidence, le fils de l’accusé, ainsi que différents experts. 

Deux conclusions différentes

La pathologiste judiciaire et une témoin-experte présentée par la défense ne s’entendent pas sur les causes du décès de la fillette de sept ans. 

La Dre Caroline Tanguay avait soutenu devant les membres du jury que l'enfant était morte par «suffocation externe». 

Elle était arrivée à cette conclusion à cause du ruban adhésif qui obstruait son nez et sa bouche, «dans les circonstances» dont elle avait été informée par les policiers, avait-elle affirmé.

La consultante en pathologie judiciaire Anny Sauvageau est venue la contredire, en défense.

Elle a affirmé de son côté que la cause du décès la plus «probable» est une combinaison entre une «hyperthermie par enveloppement corporel» et une «asphyxie mécanique», ce qui avait été écarté par la Dre Tanguay.

Mme Sauvageau a expliqué au jury que les nombreuses couches de ruban ont nécessairement fait monter la température corporelle de l’enfant.

La compression a aussi fini, à la longue, par empêcher le mouvement nécessaire pour une respiration adéquate par l’enfant, selon elle. Le décès aurait ainsi pris plusieurs heures avant de survenir, a indiqué Anny Sauvageau.

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