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Prochain DG du Canadien: Mario Tremblay vote pour Patrick Roy

Patrick Roy devrait occuper le poste de directeur général du Canadien, selon Mario Tremblay et des anciens

Annonce Uber Eats
Photo courtoisie, Uber Eats Patrick Roy et Mario Tremblay ont mis leurs différends de côté pour tourner des publicités pour Uber Eats.

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On n’aurait jamais cru possible, il y a quelques années à peine, que Mario Tremblay puisse se ranger derrière une candidature de Patrick Roy dans la LNH. La guerre froide étant maintenant chose du passé entre les deux hommes, des anciens et lui prétendent que Roy est l’homme à installer dans la chaise du directeur général du CH.

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Au bout du fil, en entrevue avec Le Journal, hier, l’ex-entraîneur de 65 ans a fait une passe directement sur la palette de son ancien gardien, qui s’est montré intéressé par le poste de DG la veille. 

Les deux seuls hommes qui pourraient l’arrêter dans une montée au filet sont, bien entendu, Geoff Molson et Jeff Gorton.

  • Écoutez la chronique de Jean-Charles Lajoie avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

N’empêche, il représente le candidat idéal, selon Tremblay, Serge Savard et Jacques Lemaire. 

« Pat est un excellent candidat. Il est mon choix principal, a émis Tremblay. Il compte assez d’expérience dans le monde du hockey pour occuper ce poste. Je n’ai aucun problème à voir Patrick effectuer ce travail. »

Même si l’organigramme hockey du Canadien demeure toujours aussi flou depuis la conférence de presse de Molson, lundi, annonçant l’arrivée de Gorton à titre de vice-président des opérations hockey, Tremblay estime que Roy sait travailler en équipe. Peu importe qui le dirigerait, il pourrait très bien se débrouiller dans la structure. 

« À Québec [chez les Remparts], il travaille avec Jacques Tanguay depuis de nombreuses années, a-t-il argumenté. Il a affirmé que la structure ne le dérange pas. Patrick est un gars d’équipe. S’il veut que ça fonctionne, il sera capable d’y arriver. Avec Gorton, il sera bien entouré. Ce serait un duo muni de deux bonnes têtes de hockey. »

Vieilles histoires

Il faut rappeler que Roy et Tremblay ont enterré la hache de guerre au printemps dernier, en acceptant de figurer dans les publicités de Uber Eats. 

Il y a 26 ans aujourd’hui, Patrick Roy affrontait du regard son entraîneur, Mario Tremblay, après avoir accordé neuf buts aux Red Wings de Detroit, au Forum.
Photo d'archives
Il y a 26 ans aujourd’hui, Patrick Roy affrontait du regard son entraîneur, Mario Tremblay, après avoir accordé neuf buts aux Red Wings de Detroit, au Forum.

Aux dires de l’ancien coach, tout se serait déroulé rondement. Roy aurait d’abord accepté le concept publicitaire et le jeu avec celui qui a sonné la fin de sa carrière à Montréal dans les circonstances que l’on connaît, il y a exactement 26 ans, le 2 décembre 1995. Tremblay a aussitôt accepté par la suite, selon le récit. 

Retour à la direction du Tricolore. Tremblay croit que Roy ne ferait pas son spectacle s’il devait atterrir au septième étage du Centre Bell. Grand connaisseur du marché québécois, il pourrait aussi améliorer le recrutement dans le circuit provincial. Il connaît tous les acteurs pour y arriver. 

Si Roy n’était pas l’homme de la situation aux yeux du propriétaire, il a également proposé Mathieu Darche, comme plusieurs observateurs.   

  • Jean Perron estime lui aussi que Patrick Roy est un excellent candidat: écoutez-le au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB radio:    

Gars de convictions

Ayant donné près d’un quart de siècle de sa vie au Canadien, Lemaire estime aussi Roy comme l’un des meilleurs candidats pour remplacer Marc Bergevin. Pourvu qu’il s’accorde à merveille avec son nouveau patron. La confiance doit aussi régner. 

« Patrick connaît la LNH. C’est ce que ça prend pour ce travail. Il n’a pas nécessairement une tête forte, mais plutôt de fortes convictions. Il croit en ses opinions et il veut qu’on le challenge. Dans ce genre de poste, il ne faut pas des suiveux. Roy n’en est vraiment pas un. Je le connais assez pour confirmer que s’il a quelque chose à dire ou un détail qui cloche, il ne se gêne pas pour le dire », a averti cette tête de hockey toujours active à 76 ans.

Lemaire travaille chez les Islanders depuis 2018. 

Selon lui, Molson et Gorton n’ont pas le choix de lui envoyer une invitation en entrevue.

S’étant montré déçu par le processus d’embauche de Gorton lors de l’annonce lundi, Serge Savard seconde ses deux anciens coéquipiers qui ont connu la gloire tricolore des années 70.  

« Roy est un incontournable comme candidat québécois. Il possède une bonne feuille de route. Le Canadien n’a rien à perdre. Il doit être considéré. »

Quoi qu’il en soit, Gorton fera très prochainement, possiblement demain, le point sur la situation du poste de directeur général.

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