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Photo d'archives, AFP En Europe et aux États-Unis, les autotests sont vendus en pharmacie à un coût abordable.

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À la veille de Noël, plusieurs voix ont appuyé l’idée de fournir aux familles des tests rapides qu’on puisse utiliser soi-même à la maison. J’ajoute ma voix pour appuyer vivement la suggestion. Nous serions nombreux à vouloir prendre cette précaution avant de réunir notre tablée de Noël, surtout si des grands-parents y sont invités.

Pour le moment, l’espoir d’obtenir des tests rapides se fonde sur une commande faite par notre gouvernement. Québec en aurait réclamé 10 millions au gouvernement fédéral. Les experts font le calcul qu’une proportion de ceux-ci pourraient être fournis directement aux familles. C’est sensé.

Cependant, cette proposition m’a amené à une réflexion, puis à une recherche. Comment se fait-il qu’au Canada, des tests rapides utilisables à la maison ne soient pas vendus en pharmacie ?

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Sur les tablettes

Les tests du genre y sont pourtant disponibles ailleurs dans le monde. Aux États-Unis, les grandes pharmacies offrent ce genre de produits pour des sommes raisonnables, soit entre 15 $ et 25 $. En Europe, ils sont encore plus faciles à obtenir. On peut s’en procurer dans plusieurs pays pour l’équivalent de moins de 10 $.

Dans la plupart des pays, des kits de test du genre sont en vente libre depuis le printemps dernier et tout se passe bien. Mention spéciale à l’Allemagne où l’on a voulu simplifier au maximum la vie aux gens : les autotests sont en vente dans les supermarchés.

Ces tests faits à la maison ne remplacent pas la stratégie de dépistage des États. Si votre test maison donne un résultat positif, vous avez le devoir de vous rendre à une clinique pour obtenir un test PCR. Cela va de soi. Ils fournissent néanmoins un outil supplémentaire pour aider les personnes responsables à agir de façon responsable.

Alors la question : pourquoi pas au Canada ? Vous imaginez que le problème ne se situe pas du côté de nos pharmaciens. Ils se feraient un plaisir d’ajouter un produit sur leurs tablettes. Le problème, c’est que Santé Canada ne veut pas.

Trop nonos ?

Nous sommes trop niaiseux, semble-t-il. Comme à une époque, on craignait qu’on s’accroche le coude dans les narines en mettant le masque et qu’on s’abîme la rétine en l’enlevant. Santé Canada nous protège en nous privant de l’accès à un outil dont ils présument que nous en ferions un usage d’abrutis.

Sincèrement, je pense que la majorité de la population commence à en avoir ras le bol de se faire prendre pour des enfants attardés. Oui au début, nous avons tous été pris au dépourvu par la COVID-19. Or au fil des mois, nous avons appris à vivre avec le virus, à nous protéger et à protéger nos proches.

Les complotistes représentent une infime minorité. La majorité agit de façon responsable et comprend bien la logique d’une maladie contagieuse. L’utilisation de tests rapides à la maison ajouterait à l’effort.

S.V.P., traitez-nous en adultes responsables et fournissez-nous les outils pour combattre la pandémie !