/entertainment
Navigation

Maripier Morin admet avoir abusé de la cocaïne

ART-MARIPER MORIN-MAIS POURQUOI?-CANAL Z
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Coup d'oeil sur cet article

Pour la première fois, Maripier Morin nomme publiquement la substance dont elle abusait : la cocaïne. C’est dans le premier épisode du balado Un espresso avec Angelo – en marge du projet Grains d’espoir lancé plus tôt cette semaine par le duo – que l’animatrice s’est ouverte sur ses dépendances.

• À lire aussi: [VIDÉO] Maripier Morin s'ouvre sur sa dépendance à l’alcool

Dans le premier épisode du balado de l’entrepreneur Angelo Rubino, Maripier Morin explique pourquoi elle n’avait pas parlé de sa dépendance à la cocaïne lors de son passage à Tout le monde en parle il y a sept mois. Quand l’animateur Guy A. Lepage lui avait posé la question, elle avait admis être alcoolique, mais avait préféré taire le nom de l’autre substance qu’elle utilisait. Aujourd’hui, elle n’a plus peur de nommer la substance qu’elle consommait. Dans le balado, elle revient sur la honte qu’elle ressentait les lendemains de soirées d’abus. 

« La honte qui vient avec le lendemain, dit-elle dans le balado. Te faire raconter des soirées ; parce qu’évidemment comme je n’avais pas la maîtrise sur ma consommation, je faisais souvent des black-out. Tu te fais raconter des affaires et tu te dis : ce n’est pas moi ça. Ça ne fait pas partie de mes valeurs, ça ne fait pas partie de comment je me définis en tant qu’humain. Tu me contes ça et je ne suis pas d’accord avec ça. C’est à ce moment-là où tu réalises qu’il y a réellement un problème, parce que tu ne te reconnais pas. »

Au lendemain de son passage à TLMP, on lui avait reproché sa réponse évasive. Selon elle, on n’avait pas apprécié pour deux raisons : « Parce que je n’ai pas nommé la substance et parce que j’ai parlé de la maladie. Ce n’est pas parce que j’ai une maladie que je dois me déresponsabiliser face à elle. Moi, la façon que j’avais de réparer ce que j’ai fait de pas correct dans ma vie, c’était d’arrêter de consommer et de régler tous les comportements qui étaient nocifs dans ma vie et qui faisaient en sorte que tout était tout croche. »

Une drogue insidieuse 

Consciente qu’un an et quatre mois d’abstinence est « encore très peu », celle qui a fait sa thérapie chez Les Maisons Péladeau explique espérer pouvoir aider « ne serait-ce qu’une fille à faire attention à cette drogue » qu’elle qualifie d’insidieuse.

« Quand c’est une femme qui parle de consommation, on tombe immédiatement dans le jugement, dans la destruction, dans les insultes, poursuit-elle. Et pour être très franche avec vous autres, moi quand j’ai consommé de la cocaïne, dans les soirées où j’en ai fait, j’en ai fait avec autant de filles que de gars. »

Depuis quelques mois, Maripier Morin reprend sa vie publique. Après avoir perdu plusieurs contrats, elle a entrepris une thérapie pour guérir ses dépendances. Le 23 novembre dernier, on l’a vue sur le tapis rouge du film Aline en compagnie de la réalisatrice du film Arlette, Mariloup Wolfe, dans lequel l’animatrice tient le rôle-titre.   

Chronologie du cas Maripier Morin  

  • Le 7 juillet 2020, la chanteuse Safia Nolin accuse Maripier Morin de l’avoir agressée sexuellement (elle partage une photo d’une morsure sur sa cuisse) et verbalement et d’avoir proféré des propos racistes pendant une soirée dans un bar en 2018. 
  • L’animatrice annonce qu’elle met sa carrière sur pause. Plusieurs commanditaires abandonnent leurs collaborations avec elle. 
  • Dans un article publié le 1er mai dans La Presse, Maripier Morin est visée par cinq nouvelles allégations de comportements et de propos déplacés. 
  • Le lendemain, le 2 mai, elle participe à l’émission Tout le monde en parle où elle vient faire son mea culpa et parler de sa thérapie et de sa réadaptation. Elle annonce retirer sa nomination au Gala Artis. 
  • Le 7 octobre, elle publie une première photo Instagram à l’occasion de la sortie de La Faille 2. 
  • Le 13 mars, on apprend qu’elle est choisie par Mariloup Wolfe pour tenir le rôle principal de son film Arlette. 
  • Le 2 décembre, Maripier lance le projet Grains d’espoir ; une vente de sacs de café et un balado visant à aider les gens aux prises avec des dépendances.