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Patrick Roy remplit plusieurs conditions, mais rien n’est sûr

1002 - cahier remparts - pages 2-3
Photo d’archives, Didier Debusschère En plus d’être l’entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy est aussi le directeur général du club junior.

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À la lumière des critères énoncés par Jeff Gorton pour la nomination de son directeur général, Patrick Roy remplirait chacun d’eux. Mais la nomination du Québécois sera-t-elle considérée ?

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À la lumière des critères énoncés par Jeff Gorton pour la nomination de son directeur général, Patrick Roy remplirait chacun d’eux. Mais la nomination du Québécois sera-t-elle considérée ?

Bien malin celui qui oserait prédire l’identité du futur heureux élu puisque Gorton n’a pas dévoilé ses intentions, vendredi.

Le propriétaire du Canadien, Geoff Molson, et son nouveau vice-président des opérations hockey pourraient créer la surprise ou nommer l’évidence même.

C’est pourquoi l’idée d’écarter trop rapidement les choix les plus populaires pourrait jouer un aussi vilain tour que de sauter sur la glace avec des protège-lames ! 

Selon les six critères énumérés par le collègue Jonathan Bernier (voir autre texte ci-contre), on peut mettre un crochet à quatre d’entre eux dans le cas de Roy. Molson avait insisté sur un cinquième lors de sa conférence, lundi : celui de la diversité. 

Solide bagage

Mais même si Roy ne possède aucune expérience à titre de directeur général dans la LNH, Gorton ne pourrait l’exclure. 

Il occupe toutefois ce poste dans les rangs juniors, chez les Remparts de Québec, depuis la saison 2003-2004, à l’exception de ses trois campagnes derrière le banc de l’Avalanche du Colorado entre 2013 et 2016. 

Gorton a dit vouloir compter sur une personne possédant de bonnes connaissances tant du jeu que du volet des affaires. 

Avec ses quatre coupes Stanley, ses 1276 matchs disputés dans la LNH, ses trois saisons au Colorado et ses 13 ans à la barre des Remparts, Roy compte sur une solide expérience. 

Passionné et fougueux, il apporterait ce que recherche Gorton : des idées pour rebâtir le club.

Le vice-président ne s’est pas montré frileux au sujet de cette candidature. Mais il n’a pas voulu s’étirer sur le sujet puisqu’il doit procéder à une évaluation complète de ses effectifs. 

« J’ai entendu parler de Roy, a-t-il badiné en réponse à la question de notre chroniqueur Marc de Foy. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’il a fait dans sa carrière. C’est un gars émotif qui parle avec franchise. Je dois procéder et je ne veux exclure aucune candidature. Nous regarderons celles qui pourront s’ajuster à notre structure. » 

Gorton ne prendra pas, seul, la décision de nommer le nouveau directeur général. Il la prendra de concert avec Molson. 

Reste à savoir si le propriétaire et président veut bien l’écrire à sa liste. 

Des pouvoirs

Dans le flou du nouvel organigramme du CH, Gorton a aussi tenté de calmer le jeu sur les pouvoirs qui seront octroyés au DG. Celui-ci devrait être en mesure d’avoir une ligne directe au proprio.

« Je veux nommer quelqu’un qui a quelque chose à dire et à amener sur la table. Le DG va parler avec ses pairs en faisant son travail. Il aura des pouvoirs et pourra conclure des pactes. Je suis ici pour l’aider et mettre mon expérience à contribution. »

C’est le discours pour le moment. Reste à voir si ce sera encore le même dans quelques mois lorsque viendra le moment de prendre les grandes décisions dans l’organisation.  

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