/news/coronavirus
Navigation

Variant Omicron: retour au pays difficile pour un couple en voyage en Égypte

Coup d'oeil sur cet article

Un couple de Nicolet appréhende son retour au pays après un voyage en Égypte. Les mesures aux frontières se sont resserrées en raison de la présence du variant Omicron au pays. 

• À lire aussi: Des tests d’autodépistage COVID-19 pour les Québécois d’ici Noël

• À lire aussi: COVID-19: Omicron détecté dans un nombre croissant de pays, craintes du FMI pour la croissance

• À lire aussi: COVID-19: 3e dose recommandée à tous les adultes par le CCNI

Les deux voyageurs en subissent les contrecoups. David Proulx et sa conjointe ont appris que leur destination faisait partie des pays visés par des mesures sanitaires renforcées depuis mardi.

À leur arrivée au Canada, le fédéral exige non seulement un test PCR à l’aéroport, mais aussi une quarantaine de deux semaines dans leur cas.

À quelques heures du vol de retour au pays, le couple ne savait toujours pas quelles mesures allaient devoir être respectées.

«Est-ce qu’il faut continuer la quarantaine jusqu’à 14 jours ou si du moment qu’on a notre résultat, ça se termine? Ça, on n’a pas cette information-là», s’est inquiété David Proulx.

Un isolement dans un établissement désigné est exigé des voyageurs qui, comme eux, ont visité un pays qui impose de nouvelles mesures sanitaires au retour. Ils devront y attendre leur résultat.

S’il est négatif, ils pourront retourner à la maison pour compléter la quarantaine de 14 jours. De plus, le couple devra se soumettre à un autre test de dépistage à la huitième journée suivant leur arrivée.

«Ça pose problème parce qu’on a tous des emplois et on allait retourner travailler lundi matin», s’est découragé le voyageur.

De surcroît, leur situation se complique parce que les résidents de Nicolet ont un adolescent à la maison, qui devra résider à un autre endroit pour la durée de leur isolement.

Annuler ou y aller?

Le téléphone retentit de plus belle chez les agences de voyages. Les clients s’inquiètent de l’évolution de la situation, au point où certains ont pris la décision d’annuler leurs vacances.

«C’était un petit peu la panique. Ça n’a pas aidé», a confié la présidente de l’agence Voyages Charterama, Barbara Paquin. Plusieurs de ses clients soit n’avaient pas la bonne information, ce qui a augmenté l’insécurité, soit n'avaient tout simplement pas le désir de mettre en péril leur séjour à l’étranger.

Les agents doivent maintenant rassurer les voyageurs, mis à part les dix pays où les règles sont plus strictes en matière d’isolement et de dépistage au retour, qu’ils n’auront qu’à passer le test PCR à l’aéroport et s’isoler le temps de recevoir le résultat.

Là où l’inquiétude semble la plus grande, selon le vice-président de Voyages Arc-en-Ciel, à Trois-Rivières, Justin Bordeleau, c’est plutôt en ce qui concerne les mesures aux frontières des destinations de voyages.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, est clair: la situation évolue rapidement et le moment n’est pas des plus opportuns pour voyager.

«Il y a une semaine, on ne connaissait pas le variant Omicron. [...] On espère tous que ça va aller pour le mieux, mais il faut être conscient que ça pourrait aussi être de plus en plus compliqué pour les gens au cours des prochaines semaines», a fait voir le ministre Duclos en point de presse vendredi.

Reste à voir quels seront les délais pour l’obtention du résultat de ce test supplémentaire. À l’approche du temps des Fêtes, il y aura certainement du pain sur la planche, puisque c’est la période de l’année la plus prisée par les voyageurs.

À voir aussi 

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres