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Cuisiner l’humain: dans les coulisses d'«Un souper presque parfait»

Un souper presque parfait
Photo courtoisie, Noovo

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Depuis une dizaine d’années, Anicée Ouellet (OD, Papa marteau, Barmaids) a l’humain dans sa lentille. Elle s’affaire à les mettre en valeur, nous les faire connaître juste ce qu’il faut pour nous divertir. Des soupers presque parfaits, elle en a connu plusieurs puisqu’elle fait partie de l’équipe qui les orchestre depuis le jour un de la série. Alors que la prochaine tablée prendra des airs de Fêtes, la réalisatrice nous en donne les ingrédients principaux.

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Le succès d’Un souper presque parfait ne démord pas même après 13 saisons. C’est quoi la recette ?

La règle numéro un, c’est la qualité des candidats, du casting. C’est le temps et l’amour qu’on leur consacre. On veut des personnages, des gens qui vont sortir de l’ordinaire, des gens auxquels les spectateurs vont s’identifier. Chaque souper est une microsociété. Ce n’est pas juste une science, c’est un art. Chaque année, ça me fait un peu peur. Mais malgré la pandémie, on a encore une excellente cuvée. 

En tournage, jusqu’à quel point vous amusez-vous avec les participants ?

Nous sommes six réalisateurs. Nous avons chacun notre style pour mettre les gens à l’aise et s’en faire des alliés. Je parlais de l’importance du casting, mais l’humanité et la facilité de connecter avec eux sont aussi essentielles. Moi j’utilise beaucoup l’humour. Je les taquine gentiment. Avant de débarquer sur le plateau, le réalisateur a déjà parlé aux candidats. On fait toujours un tour de reconnaissance. C’est moins stressant étant donné qu’ils n’ont jamais fait de télé. On crée un lien fort même quand la caméra est à terre. On veut qu’ils soient bien. Après, le narrateur devient une extension du réalisateur. Il saisit jusqu’où il peut aller. À la fin de la semaine, plusieurs participants deviennent émotifs et nous invitent même dans d’autres soirées.

Un souper presque parfait
Photo Jeanne Rondeau-Ducharme

Cette saison, André Ducharme a cédé sa place. Qu’apporte Antoine Vézina à la narration ?

J’ai tellement appris avec André ! André avait établi des paramètres bien précis qu’il se faisait un devoir de respecter. Antoine est arrivé complètement frais et avait envie de s’approprier des choses sans avoir nécessairement cette ligne mentale. Par exemple, dans un épisode, Antoine s’est mis à chanter avec un candidat. André ne voulait jamais upstager un participant. Antoine est un excellent improvisateur, il imite leurs mimiques, joue. Il se permet beaucoup de choses dans son degré de taquinerie parce que son personnage de narrateur est un peu nono. 

Bien que ce soit un format, on voit que le concept a évolué. De quoi es-tu la plus fière ?

Un format implique nécessairement une certaine rigidité que nous ne nous sommes pas donnée. La pandémie a permis un reset, une possibilité de repartir à neuf. Nos propositions ont été bien reçues par les concepteurs (une entreprise britannique). Avant, on tournait toujours à l’intérieur pour avoir un environnement contrôlé. Cette année, nous avons fait des soupers dehors. On a vu des maisons avec des terrasses sur le toit, des aménagements près de la piscine, on a eu envie d’explorer davantage l’environnement de la personne qui reçoit. Je pense à un étudiant en musique dans notre semaine de relâche. Il jouait du clavecin et nous avait reçus chez son père dans un décor complètement rococo. Ça marchait tellement ! Je me souviens qu’à Rimouski, nous avons pris l’apéro dans un enclos de bisons. 

Cette semaine, on termine la saison en soulignant les Fêtes. À quoi devons-nous nous attendre ?

Ce qui est bien avec Un souper presque parfait, c’est d’avoir, assis à une même table, des gens de générations et de parcours différents. Cette semaine, on ne sera pas dans la grosse tourtière. On aura un repas haïtien avec une des participantes, un repas inspiré de tous les voyages d’une autre candidate. Raymond, un camionneur dont l’ancien métier va surprendre est le seul homme de la semaine et il va mettre beaucoup d’ambiance. On pourrait facilement lui coller l’étiquette de choix du public. Je peux aussi vous dire que c’est une des semaines qui m’a fait le plus rire !


Un souper presque parfait du lundi au vendredi 18 h à Noovo.

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