/misc
Navigation

Le PQ a encore une chance

GEN-OLIVIER-GIGNAC-PQ
Photo Agence QMI, Joel Lemay La meilleure nouvelle pour Paul St-Pierre Plamondon, c’est qu’il réussit malgré tout à attirer de bonnes candidatures.

Coup d'oeil sur cet article

En constatant l’ampleur du défi après être devenu chef, Paul St-Pierre-Plamondon a demandé conseil à un coach de psychologie sportive pour l’aider à gérer le poids de la survie du parti de René Lévesque sur ses épaules. Il a hérité d’une marque amochée, en déclin, mais dont les solides racines constituent encore une force à l’aube du blitz électoral.

• À lire aussi: Les bulletins de la semaine à l'Assemblée nationale

Depuis son élection à la tête du PQ, le dynamique PSPP a dû faire face à plus d’adversité qu’il aurait souhaité. Pendant que le député malheureux Sylvain Roy quittait le caucus et qu’il se voyait forcer d’expulser Harold Lebel, accusé d’agression sexuelle, les points du PQ s’effritaient un à un dans les intentions de vote pour atteindre un plancher de 11 %.

Non élu, il a beau tenir des points de presse dans le foyer du parlement, il profite de bien moins de visibilité que s’il pouvait confronter François Legault au Salon bleu. 

Même son nom à multiples composantes constitue une difficulté supplémentaire pour percer l’anonymat. Encore récemment, le premier ministre s’est enfargé et l’a désigné sous le nom de Pierre-Paul !

En prenant connaissance du dernier coup de sonde de Léger cette semaine, l’ego du jeune chef a dû se trouver meurtri. Encore une fois, seuls 3 % des répondants le voient comme meilleur candidat premier ministre, deux points derrière... Éric Duhaime. 

Autre élément de mauvais augure, 75 % de ceux qui appuient le PQ se sont dits satisfaits du gouvernement Legault.

En entrevue avant la tenue du congrès, St-Pierre Plamondon montre de l’étonnement face à des questions dont il juge les prémisses trop teintées de pessimisme. On le comprend. Mais il n’a pas fini de ramper à travers les ronces pour convaincre qu’une remontée est à portée de main.

Tout n’est pas noir

Le sondage ne comportait pas que des éléments négatifs.

Même s’il est loin de la CAQ, le parti souverainiste a gagné 2 %, se retrouvant encore à égalité avec QS à 13 %. Il peut se targuer d’être en deuxième position chez les francophones.

La meilleure nouvelle pour Paul St-Pierre Plamondon, c’est qu’il réussit malgré tout à attirer de bonnes candidatures.

Dans Marie-Victorin, Pierre Nantel, ex-député fédéral ayant joui d’une belle visibilité comme analyste politique à LCN et Qub radio, constitue la meilleure prise dont il pouvait rêver dans le cadre de cette partielle. Il évite ainsi de s’y présenter lui-même et de subir un revers difficile à quelques mois du vrai test de l’élection générale.

Cette semaine, PSPP a aussi annoncé la candidature de l’avocat spécialisé en immigration Stéphane Handfield dans la circonscription de Masson. Celui qui a notamment représenté Danny Villanueva avait songé à tenter sa chance à la direction du parti.

Le PQ pourra aussi compter sur l’ex-journaliste Alexis Deschênes, solidement ancré dans le comté de Bonaventure.

Libéré de sa dette

La « cause » du Parti québécois continue donc de stimuler l’intérêt de personnalités tentées par la politique.

Puis, les finances de la formation sont désormais assainies. Libérée de sa lourde dette, elle a amassé plus de 407 000 $ cette année, se retrouvant au deuxième rang des partis à ce chapitre derrière la CAQ. 

St-Pierre Plamondon a sûrement hâte d’être rassuré par les piliers de son modeste caucus, dont le retour n’a pas encore été confirmé.

Pascal Bérubé, lui, a dissipé les doutes cette semaine.

Sylvain Gaudreault et Véronique Hivon ne se sont pas encore commis publiquement.