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Luc De Larochellière à fond dans les concepts

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Bien que Laval soit de moins en moins la capitale de la Civic montée et de plus en plus le fief de High Klassified, le nouvel album de Luc De Larochellière transforme cette ville en un beau délire qui carbure aux concepts. 

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Luc De Larochellière  

Photo courtoisie

★★★★1⁄2

Rhapsodie lavalloise

À l’instar de Michel Rivard, voire de Marie-Annick Lépine (voir la critique) De Larochellière – qui, dès Amère America, soulignait qu’il provenait « d’une ville tranquille du bon bord de l’Amérique » – revisite son lieu de naissance et, surtout, sa jeunesse.

C’est le fameux album « retour aux sources », autant dans le propos que les musiques lorsqu’on se concentre sur des morceaux comme La fille dans un char noir ou encore Vélo siège banane qui accompagneraient bien les premières œuvres de l’artiste. 

L’auteur-compositeur-interprète très cérébral surprend, toutefois, en optant pour des thématiques plus nostalgiques et personnelles que sociétales, côté textes.

L’ILIADE FAÇON 450

Comme le titre l’indique, De Larochellière lorgne également « l’œuvre concept » avec cette rhapsodie consacrée à sa jeunesse et sa banlieue. 

L’artiste tentera même un morceau de bravoure en tournée alors qu’il enchaînera les chansons du disque de façon ininterrompue (en plus d’entonner ses hits d’antan en deuxième partie). 

Pour revenir à l’œuvre, on demeure en terrain connu avec Rhapsodie lavalloise – pas de doute, c’est du Luc De Larochellière –, mais le principal intéressé y est en très grande forme et incroyablement inspiré. Bravo. 

Marie-Annick Lépine  

Photo courtoisie

★★★★

Entre Beaurivage et L’Ange-Gardien

Quel timing. Quelques jours après un concert triomphal en compagnie de ses fringants partenaires de scène (excusez-la), Marie-Annick Lépine enchaîne avec un troisième album solo inspiré de son quartier d’enfance. En excellente compagnie (les autres cowboys, certes, en plus de Pierre Fortin), la multi-instrumentiste propose un folk pop ambitieux qui plaira aussi aux fans de Françoise Hardy et de Catherine Durand (ça tombe bien, celle-ci collabore justement à l’œuvre). 

Francis Cabrel  

Photo courtoisie

★★★

Trobador Tour

Alors que vous-savez-quoi le prive toujours de sauter la mare pour rejoindre son public québécois, Francis Cabrel propose un album double capté en concert pendant la tournée européenne de son LP À l’aube revenant (2020). Au programme : des interprétations dudit album, mais aussi de classiques (dont Sarbacane et Je l’aime à mourir) ainsi que deux nouvelles pièces – Quoi dire ? et Pour me faire peur – qui sont sympas, sans plus. Rien de renversant outre la générosité de l’artiste, mais ça se prend bien « en attendant » son retour ici.  

Blue Rodeo  

Photo courtoisie

★★★1⁄2

Many a Mile

Les vétérans du country canadien font finalement bip sur le radar après un long silence radio. Cinq ans après 1000 Arms, un « retour aux sources » quand même plaisant, Jim Cuddy et compagnie enchaînent avec une 16e offrande empruntant un sillon americana semblable. Many a Mile est donc sans grandes surprises, mais demeure le théâtre de retrouvailles fort appréciées. À écouter en portant un canadian tuxedo, évidemment.  

Coup de coeur  

LES TIREUX D’ROCHES

Photo courtoisie

★★★1⁄2

Tapiskwan Sipi

Qui dit Fêtes dit évidemment musique trad, mais Denis Massé et compagnie innovent cette année avec un 8e album rassemblant du matériel original instrumental (si on fait fi des chants de gorge et autres ta-di-dli-dam entendus sur Windigo et Coucoucache, notamment) plutôt que les repères habituels du genre livrés ces temps-ci au cours de l’année. En résulte un LP plus posé qu’à l’habitude pour le collectif, mais qui swing tout de même par moments. Un beau risque et un chouette album en prime.