/news/coronavirus
Navigation

En Grincheux ou en père Noël: vers un resserrement ou un assouplissement pour les Fêtes?

Coup d'oeil sur cet article

Avec la montée des cas de COVID-19 au Québec et le bon rythme de la campagne de vaccination chez les tout-petits, difficile de prévoir si Horacio Arruda jouera le rôle du Grincheux ou du père Noël pour le temps des Fêtes, croient des experts.

• À lire aussi: Des mesures sanitaires plutôt inégales

• À lire aussi: «On va avoir un hiver sans doute assez difficile»

Le directeur de la Santé publique, Horacio Arruda.
Photo Stevens LeBlanc
Le directeur de la Santé publique, Horacio Arruda.

« C’est correct qu’on fasse un peu d’allègement, mais en demandant aux gens d’opter pour des comportements sécuritaires », estime l’épidémiologiste Nimâ Machouf.

La consultante en maladies infectieuses suggère de favoriser une bonne aération dans les logis, d’y retrouver particulièrement des personnes vaccinées et d’opter pour l’utilisation de tests de dépistage rapide.

Les Québécois poursuivent leur préparation pour le temps des Fêtes, comme sur cette photo prise en décembre 2020.
Photo Agence QMI, Joêl Lemay
Les Québécois poursuivent leur préparation pour le temps des Fêtes, comme sur cette photo prise en décembre 2020.

Le professeur titulaire à l’École de santé publique de l’Université de Montréal Benoît Mâsse se fait moins d’attentes en raison de la recrudescence des nouveaux cas au Québec au courant des derniers jours.

Rien que cette fin de semaine, plus de 2700 infections ont été rapportées. « On sait que c’est vraiment à l’intérieur, le danger, rappelle-t-il. Va falloir être prudent. Je pense que ça va être le message. »

Annonce à venir

Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, avait indiqué la semaine dernière qu’il se donnait minimalement jusqu’à aujourd’hui pour déterminer si les mesures seraient assouplies à temps pour Noël. 

Alors que le premier ministre François Legault avait dit espérer avoir le OK pour permettre des rassemblements de 20 ou 25 personnes, la moyenne des cas quotidiens se situe désormais au-dessus des 1100.

Aussi, le ministre de la Santé Christian Dubé a appelé à la prudence, notamment avec l’arrivée du variant Omicron, tempérant les espoirs.

À ce sujet, « on en sait encore très peu », rappelle Benoît Mâsse. Il estime qu’il faudra patienter des semaines avant de connaître les réelles conséquences de cette version de la COVID-19.

Dimanche, le Dr Anthony Fauci, conseiller de la Maison-Blanche sur la crise sanitaire, a d’ailleurs indiqué qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions scientifiques.

À considérer

Or, divers facteurs viennent brouiller les cartes, reconnaissent les experts consultés par Le Journal. C’est le cas de la campagne de vaccination chez les jeunes âgés de 5 à 11 ans. Face à la propagation du virus, « ça va vraiment nous aider », estime M. Mâsse.

« Si on a 85 % des gens qui sont vaccinés, toute la population peut être considérée comme protégée », pointe pour sa part Nimâ Machouf. 

La situation  

2700 nouveaux cas  

  • En fin de semaine, plus de 2700 nouveaux cas ont été recensés.      

2 décès  

  • Durant cette même période, 2 personnes sont mortes du virus.      

81 % de la population est adéquatement vaccinée.

Le quart des enfants de 5 à 11 ans ont reçu une première dose.

À VOIR AUSSI  

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.