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Le cas Antonio Brown soulève des questions

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Photo AFP Antonio Brown sera admissible à un retour au jeu à la semaine 16, après avoir purgé sa suspension.

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Antonio Brown fait encore les manchettes pour les mauvaises raisons. Après avoir soumis une fausse preuve de vaccination, le voilà suspendu trois matchs pour avoir enfreint les protocoles de la NFL concernant la COVID-19. Deux autres joueurs se sont aussi fait prendre et il y a lieu de se demander si ce n’est que la pointe de l’iceberg.

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Brown et le maraudeur Mike Edwards sont deux membres actifs des Buccaneers à avoir obtenu des cartes falsifiées. Tout comme le receveur John Franklin III, qui a été libéré en août dernier. 

Les trois se sont vu attribuer une suspension de trois matchs sans salaire. Dans le cas de Brown, qui soigne une blessure à la cheville et qui prévoyait rater au moins les deux prochains, ce n’est donc pas une perte substantielle, à la fois pour lui et son équipe.

Quand même, trois joueurs qui ont porté les couleurs des Buccaneers et qui se retrouvent dans cette situation, c’est plus que louche ! Combien pourrait-il y en avoir d’autres ? Et combien ailleurs ? À quel point est-ce facile de déjouer les protocoles en place avec un faux statut ?

Voilà un épineux problème dont la NFL n’a pas besoin. 

Toujours dans l’embarras

Sur un terrain de football, personne ne peut mettre en doute à quel point Brown est un receveur brillant, un joueur bourré de talent. 

Il était facile de douter de lui la saison dernière quand les Bucs l’ont mis sous contrat pour plaire à Tom Brady, mais il a livré la marchandise.

Sauf que c’est loin d’être la première fois qu’il se met les pieds dans les plats et qu’il blâme la terre entière sauf lui-même. Sans compter que son avocat avait déclaré, quand l’histoire a éclaté au grand jour, que tout était faux. 

L’individu avant tout

Le point n’est pas de déterminer si Brown aurait dû être vacciné ou pas. C’est un tout autre débat. Le fait est que lui et ses deux coéquipiers ont assuré avoir été vaccinés afin de profiter des plus grandes libertés qui sont offertes dans les protocoles aux joueurs ayant reçu le vaccin. Il a donc non seulement menti à lui-même et à la ligue, mais avant tout à ses coéquipiers
et entraîneurs.

Des entraîneurs qui, d’ailleurs, l’ont défendu bec et ongles il y a deux semaines quand cette histoire de falsification de statut a été mise en lumière par le Tampa Bay Times avant d’être niée par le clan Brown et les Buccaneers.

Brown a donc encore une fois pensé à sa personne en premier. Plusieurs comparent cette situation à celle d’Aaron Rodgers, mais il y a pourtant une importante différence. Rodgers a peut-être joué sur les mots, mais tous chez les Packers étaient au courant de son statut et il a dû se plier aux exigences concernant les joueurs non vaccinés. Brown et Edwards, eux, ont agi sans égard à ceux avec lesquels ils partagent le vestiaire.

Bruce Arians, l’entraîneur-chef des Bucs, avait déclaré à l’embauche de Brown l’an dernier qu’au premier faux pas, le receveur serait dehors. Mais est-ce vraiment lui le patron, ou Brady ?

Il faut qu’un joueur soit diablement bon pour qu’autant de frasques soient tolérées dans un milieu qui est considéré comme l’ultime sport d’équipe. 

5 points à surveiller  

Kyler Murray de retour

Kyler Murray revient au jeu pour les Cardinals face aux Bears. Il n’a besoin que de 31 verges pour devenir le quatrième plus jeune quart de l’histoire (24 ans et 120 jours), à franchir le plateau des 10 000 verges en carrière (après Drew Bledsoe, Jameis Winston et Dan Marino). Il deviendra aussi le seul avec Cam Newton à avoir gagné 10 000 verges par la passe et 1500 au sol en trois saisons.

« Gronk » vise un record

L’ailier rapproché des Buccaneers, Rob Gronkowski, a brillé la semaine dernière avec 123 verges. Il s’agissait de son 30e match en carrière avec 100 verges et plus. Le record chez les ailiers rapprochés appartient au grand Tony Gonzalez, avec 31. Face aux Falcons, Gronk tentera de rejoindre Gonzalez. Travis Kelce, des Chiefs, suit de près avec 28 matchs de 100 verges et plus.

Et de 10 pour Taylor ?

Le porteur des Colts Jonathan Taylor vise un 10e match de suite avec au moins un touché au sol. Bonne nouvelle pour lui, il fait face aux Texans, qui ont concédé 17 touchés au sol, le deuxième pire total du circuit. S’il atteint ce plateau, ce sera un exploit que seuls John Riggins (12), LaDainian Tomlinson (12), Priest Holmes (11) et Emmitt Smith (11) ont réalisé. 

Rivalité indémodable

Place au premier de deux duels dans l’une des grandes rivalités de la NFL, celle entre les Steelers et les Ravens. Depuis que Mike Tomlin et John Harbaugh sont les entraîneurs en chef de ces deux équipes, la lutte a été extrêmement serrée. Les Steelers revendiquent 15 victoires contre 14. Pas moins de 22 de ces 29 duels ont été décidés par une possession.

Tout un lundi soir !

Le match de la semaine risque d’être le duel entre Bills et Patriots pour la première place dans la division Est de l’AFC. Actuellement, les Patriots montrent la défensive numéro un en ce qui concerne les points accordés (15,8 par match), tandis que les Bills sont tout juste derrière eux (16,5 par match). Mac Jones tentera de devenir le quatrième quart recrue dans l’histoire à remporter sept matchs de suite.

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