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Bras de fer pour un soin dentaire

Les dentistes veulent facturer un traitement aux patients

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Le gouvernement Legault serait prêt à rembourser un traitement au gaz contre l’anxiété pour les patients des dentistes, mais ces derniers refusent de collaborer, réclamant plutôt une solution immédiate.

Le mois dernier, l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) dénonçait « l’acharnement » du gouvernement à reconnaître la sédation consciente comme un frais accessoire, l’empêchant ainsi de l’offrir aux patients qui reçoivent des soins couverts par l’assurance maladie.

Coûtant entre 70 $ et 150 $, le protoxyde d’azote est inhalé, calmant les patients anxieux ou avec des troubles de comportement, ce qui permet ensuite aux dentistes de les soigner. Sans cela, ils doivent être transférés en hôpitaux sous anesthésie générale.

Aide refusée

Des sources confirment que Québec étudie la possibilité de rembourser ce traitement, ce qui n’est pas le cas actuellement. Avant, les dentistes le facturaient aux patients couverts par la RAMQ, mais ils ne peuvent plus le faire puisque le gouvernement estime que c’est un frais accessoire.

Mais dans une lettre dont Le Journal a obtenu copie, l’ACDQ refuse d’aider Québec à mener un sondage pour connaître combien de sédations conscientes sont effectuées chaque année et combien coûterait un remboursement. L’ACDQ demande plutôt que le ministre lève immédiatement le frein à ce frais accessoire pour recommencer à le facturer aux patients.

« Même film »

« On a l’impression de jouer dans le même film », déplore le président de l’ACDQ, Carl Tremblay, qui rappelle que la liste d’attente s’allonge.

Il souligne qu’une offre similaire avait été faite par le gouvernement libéral en 2017, sans aller de l’avant. Selon lui, l’argent allongé était insuffisant, car on proposait aux dentistes 25 $ par traitement au prototype d’azote avec une enveloppe fermée.

Le Dr Tremblay admet que l’ACDQ ignore combien de sédations conscientes sont faites annuellement et le tarif varie aussi énormément. « Pour moi, ce n’est pas important [...] Si le gouvernement veut le rembourser, c’est à lui d’aller chercher les chiffres », poursuit-il. « Offrez-nous le tarif qu’on charge normalement et ne nous mettez pas de plafond sur le nombre d’actes dans l’année », lance également le président.

Le bras de fer entre le gouvernement et les chirurgiens dentistes est loin de s’estomper, alors que l’entente globale sur les services dentaires assurés est échue depuis près de sept ans.

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