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Le nom de l’anesthésiste ciblée dans une enquête pour meurtre est dévoilé

hôpital cité-de-la-santé
Photo d’archives, Chantal Poirier

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L’identité de l’anesthésiste visée dans une enquête pour meurtre par euthanasie d’un patient dans un hôpital de Laval est finalement rendue publique après deux ans de procédures juridiques. Il s’agit de la Dre Isabelle Désormeau.

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Cette dernière avait multiplié les procédures pour empêcher les médias de divulguer son nom, depuis deux ans. Elle invoquait que cela pourrait lui porter préjudice dans un éventuel procès. 

Sa demande d’autorisation d’appel du jugement de la Cour supérieure avait été rejetée par la Cour suprême, jeudi dernier. Mercredi, la Cour supérieure a levé les interdits de publication sur les identités des Drs Joseph Dahine et Hubert Veilleux, tous deux des témoins importants dans le dossier, ainsi que celle de la Dre Désormeau. 

« C’est dommage qu’on ait dû se battre aussi longtemps, mais au moins, justice a été rendue », réagit le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Michaël Nguyen. 

Infirmières « choquées » 

Le 1er novembre 2019, un patient de 84 ans, dont l’identité est protégée, est décédé à l’hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval. Deux infirmières avaient été « choquées » par les gestes posés par la Dre Désormeau, selon les documents juridiques.

Informé de la situation, le directeur des services professionnels avait conclu qu’il semblait s’agir d’euthanasie.

En fait, le patient devait être transféré aux soins intensifs, et sa mort était imminente d’ici quelques heures à deux jours. Or, la Dre Désormeau lui aurait plutôt administré trois médicaments et l’aurait débranché du respirateur, lit-on. 

Des employés présents auraient manifesté leur désaccord et lui auraient dit : « Ce n’est pas la façon de faire ». Mais elle n’en aurait pas tenu compte. 

Une semaine après le décès, le Service de police de Laval (SPL) a ouvert une enquête pour meurtre et négligence criminelle causant la mort. Depuis, plusieurs employés ont été rencontrés par les policiers, mais ceux-ci n’ont toujours pas convoqué la Dre Désormeau. 

Les Drs Dahine et Veilleux n’ont pas non plus rencontré les policiers. 

Enquête terminée 

La Dre Désormeau avait rencontré le Collège des médecins du Québec dans le cadre d’une enquête en déontologie. Le SPL avait fait des démarches pour obtenir copie de ce dossier. Or, la Cour supérieure a refusé cette demande, le 25 novembre dernier. 

Récemment, le la police a répondu par courriel que « l’enquête est terminée ». 

Voilà bientôt deux ans que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a reçu le dossier, soit en février 2020. Depuis, rien n’a été annoncé, et on répond qu’il n’y a « pas d’information publique » dans ce dossier.

Le rapport du coroner n’est pas encore rendu public. Le Journal n’avait pas réussi à joindre la Dre Désormeau, mercredi. Cette dernière a cessé de pratiquer en 2019.

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