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Pour le bien des restaurateurs, repensons le monopole de la SAQ

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À la lueur des événements des derniers jours, par lesquels les restaurateurs sont encore pris en otage, il est grand temps pour le gouvernement de mettre un terme au monopole de la SAQ et de repenser à sa privatisation.

En effet, quelle compagnie privée largement bénéficiaire et jouissant d’un monopole aurait laissé près de la moitié de ses clients sans livraison à la veille de leur meilleure saison de l’année – le temps des Fêtes – alors que ceux-ci sortent de près de deux ans de fermeture à la suite de la pandémie ? Pourquoi accepte-t-on, comme société, de s’acharner ainsi sur les restaurateurs ?

Tempête parfaite

Étant donné que la plupart des subventions accordées au monde de la restauration sont pour ainsi dire terminées, notre industrie est confrontée à de nombreux problèmes. C’est une tempête parfaite. 

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Éric Luksenberg, restaurateur et propriétaire du restaurant Éric et fils sur QUB radio :

Les propriétaires des locaux que louent de nombreux exploitants de nos restaurants exigent désormais leur loyer en plus de frais de retard.

Nos fournisseurs, eux aussi étranglés par la crise, ont pour leur part resserré leurs modalités de paiement...

Le personnel qui a décidé de rester dans le domaine de la restauration exige maintenant des augmentations de salaire alors que le gouvernement nous oblige à embaucher des ressources additionnelles afin d’effectuer le nettoyage et le contrôle du passeport vaccinal.

Le prix de la plupart de nos achats a augmenté de plus de 20 % sans que l’on puisse augmenter nos prix au risque de perdre notre clientèle qui recommence à peine à ressortir.

Et j’en passe !

Prise en otage

Notre industrie regroupant plus de 10 000 bars et restaurants et comptant plus de 100 000 employés est prise en otage par ces fonctionnaires grassement payés que sont les employés de la SAQ. Du même souffle, malgré les millions en bénéfices annuels que récolte cette société d’État, comment peut-on tolérer que la négociation de travail de ses employés se fasse au détriment des restaurateurs ?

Il est temps que ça change. En profondeur.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Éric Luksenberg
Propriétaire du restaurant Chez Éric
Brossard

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