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Mukendi condamné à deux années de détention supplémentaires

Mukendi condamné à deux années de détention supplémentaires
Photo d’archives, Facebook de Junior Luyindula

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Parce que la peine proposée par la poursuivante à la suite du procès de Paul Mukendi n’est pas «excessive», le juge Jean Asselin a fait droit à la demande et a condamné le pasteur à une peine d’emprisonnement de deux ans consécutive à toute autre peine.

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Cette condamnation signifie donc que, le jour où les autorités auront mis la main au collet de Mukendi, ce dernier devra purger la peine de huit ans qui lui a été imposée dans un autre procès pour agression sexuelle contre une mineure, puis être incarcéré deux années supplémentaires pour avoir violé une fidèle de son Église.  

Rappelant que les peines prononcées dans ce type d'affaires doivent être dissuasives, le magistrat a souligné au passage que, dans le cas de Mukendi, «les circonstances aggravantes étaient abondantes».  

Instrument sexuel

«L’accusé a abusé de la confiance de la victime et il en a profité en tant que père spirituel», a-t-il dit d’entrée de jeu avant de souligner le degré de brutalité de l’agression, commise dans des circonstances «odieuses et dégradantes».  

«Elle s’est vue utilisée comme un instrument pour assouvir les besoins sexuels de l’accusé qui, au surplus, a utilisé la force physique pour obtenir ce qu’il voulait», a-t-il mentionné dans sa décision.  

Il a également rappelé que, malgré le passage du temps, l’agression étant survenue en 2006, la victime était toujours aux prises avec plusieurs séquelles psychologiques.  

«La victime a été gravement perturbée et, encore aujourd’hui, elle craint pour sa sécurité lorsque des inconnus s’approchent d’elle. De plus, elle a des difficultés et des douleurs lors de ses relations intimes», a-t-il ajouté.  

Rappelons que, le jour de l’agression, Mukendi a amené sa victime dans une ancienne cimenterie de Beauport et, la femme refusant de «faire le sexe», il l'a tirée à l’extérieur de la voiture, puis lui a arraché ses sous-vêtements pour ensuite la pénétrer de force.   

Réaction

Mukendi a réagi à cette deuxième condamnation lors de sa prière quotidienne sur le web en direct du Congo, où il dit résider depuis sa fuite en août dernier. 

Dans un long monologue où il attaque les «juges mafieux», les «procureurs homosexuels» et un «Québec raciste», le pasteur a dit à ses fidèles qu’il s’agissait là d’un «non-événement».  

«Dieu m’a déjà libéré de leurs mains. Tous ces bandits-là, ce sont eux qui méritent la prison», a-t-il lancé, ajoutant: «Passez-leur mon bonjour et mon message.»

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