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F1: c’est le scénario parfait

Max Verstappen et Lewis Hamilton s’élanceront de la première ligne à Abou Dhabi

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Photo d'archives, AFP Au Grand Prix des États-Unis au Texas, en octobre dernier, Max Verstappen et Lewis Hamilton ont évité de peu une collision sur cette manœuvre.

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Max Verstappen et Lewis Hamilton vont partager la première ligne aujourd’hui au départ du Grand Prix d’Abou Dhabi, épreuve ultime d’une saison passionnante qui permettra de couronner le champion du monde de Formule 1.

Comme scénario, on ne pouvait demander mieux. Les deux ténors de la discipline reine du sport automobile occupent la tête du classement cumulatif à l’issue des 21 premières étapes du calendrier avec une récolte identique de 369,5 points.

Auteur d’une dixième position de tête en 2021 à bord de sa Red Bull, Verstappen a parcouru le tracé en 1 min, 22,109 s, pour devancer son grand rival par 371 millièmes de seconde, hier en qualifications. 

Le Néerlandais a su profiter de la contribution de son coéquipier Sergio Pérez qui lui a offert « l’aspiration » dans la deuxième longue ligne droite du circuit pendant son tour canon.

« C’est un sentiment incroyable, a raconté Verstappen, et d’autant encourageant de voir qu’on a pu améliorer le comportement de la voiture en qualifications. Notre parcours était plutôt en dents de scie depuis le début du week-end. C’est assurément ce que je souhaitais réaliser. »

Pneus tendres

Verstappen et son équipe ont choisi de chausser leur monoplace de la gomme la plus tendre proposée par Pirelli lors de deuxième ronde des qualifications. 

Le règlement stipule qu’il doit entreprendre le Grand Prix avec le train de pneus ayant servi à boucler son meilleur chrono en Q2. 

Red Bull, faute de compter un ensemble de pneus de spécification médium en réserve, a expliqué que cette décision est le résultat d’un blocage de roues de son pilote. « Non, je ne suis pas nerveux, a poursuivi Verstappen. J’ai tout simplement hâte d’entamer la course, en espérant sortir du premier virage en tête du peloton. »

Quant à la Mercedes de Hamilton, elle sera munie de gommes de type médium lorsque les feux rouges vont s’éteindre ce matin. Si le départ se passe sans heurt, il faut donc s’attendre à ce que Verstappen soit plus rapide que lui pendant le premier relais.

« Il mérite la pole position »

Le Britannique, lui, pourra toutefois prolonger son parcours avec des pneus plus endurants avant d’effectuer sa première halte. Ce qu’il n’a pas manqué de souligner quand il s’est présenté devant la caméra. Non sans essuyer des huées malveillantes provenant de la tribune principale.

« Nous sommes dans une bonne position avec nos pneus pour la course », a souligné celui qui avait dominé la dernière séance d’essais libres quelques heures plus tôt et la ronde Q1 des qualifications.

« Max a fait un tour fantastique, a poursuivi Hamilton. La riposte était impossible de notre part. Je ne pouvais rouler plus vite et il mérite la pole position. En tout cas, avec ma deuxième place, je pourrai bien voir où il est placé. » Peu importe l’issue de la course, ce dernier chapitre d’une saison enlevante va marquer l’histoire de la F1. Si, d’un côté, Verstappen est sacré champion, il mettra un terme à sept ans de domination d’un pilote Mercedes et signera sa première couronne.

De l’autre, une nouvelle consécration pour Hamilton lui assurerait un huitième championnat du monde, du jamais vu .

Une victoire de plus

Partir en position de tête s’est avéré un gage de succès à Abou Dhabi au cours des récentes années. Non seulement Verstappen avait accédé à la première marche du podium l’an dernier après avoir obtenu le meilleur temps dans la troisième ronde des qualifications, mais, depuis 2015, le détenteur de la position de tête a toujours remporté la course.

Hamilton (2016, 2018 et 2019), Valtteri Bottas (2017) et Nico Rosberg (2015), tous sur Mercedes, l’avaient précédé. Pour être champion, l’un des deux prétendants au titre devra terminer devant l’autre.


♦ Le Néerlandais est favorisé par le fait qu’il compte actuellement une victoire de plus (neuf contre huit) que son adversaire. Ainsi, dans l’éventualité où Hamilton se classe neuvième (deux points) alors que Verstappen termine dixième (un point) et inscrit le meilleur tour en course (un autre point), ce dernier sera champion en raison de son total de gains même s’ils sont à égalité au tableau final.

Cet accrochage tant redouté 

Des épisodes tant controversés en Formule 1

Au Grand Prix des États-Unis au Texas, en octobre dernier, Max Verstappen et Lewis Hamilton ont évité de peu une collision sur cette manœuvre.
Photo d'archives, REUTERS
Au Grand Prix des États-Unis au Texas, en octobre dernier, Max Verstappen et Lewis Hamilton ont évité de peu une collision sur cette manœuvre.

Il aura fallu attendre la dernière de 22 épreuves au calendrier pour connaître l’identité du champion du monde de la saison 2021 en Formule 1.

On saura donc qui de Max Verstappen (Red Bull) ou de Lewis Hamilton (Mercedes) sera titré à l’issue du Grand Prix d’Abou Dhabi disputé aujourd’hui.

Occupant la première ligne au départ, les deux prétendants à la couronne ont été avisés par les instances de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) que tout comportement inadéquat menant à la perte de l’un ou de l’autre (ou des deux) sera sujet à des sanctions sévères.

La FIA veut évidemment éviter la répétition d’affrontements musclés pour le championnat qui ont viré à l’accident dans le passé, et ce, à la dernière épreuve de la saison.

Deux noms viennent évidemment en tête, ceux d’Alain Prost et Ayrton Senna. En 1989 au circuit de Suzuka, au Japon, alors qu’ils étaient coéquipiers chez McLaren, ils se sont accrochés au 47e tour et le Français a été couronné champion.

L’année suivante, les rôles étaient inversés, encore une fois à Suzuka. 

Déterminé à prendre sa revanche, le Brésilien sort son grand rival, passé chez Ferrari, dès le premier virage, ce qui lui assure le titre. 

Schumacher, deux fois

En 1994, Michael Schumacher (Benetton) a remporté le premier de ses sept championnats non sans avoir joué du coude avec Damon Hill (Williams) lors de l’ultime étape du calendrier, à Adélaïde, en Australie. 

Trois ans plus tard, ce même Schumacher (Ferrari) a refait le coup cette fois à Jacques Villeneuve, au Grand Prix d’Europe présenté à Jerez de la Frontera, en Espagne.

Mais cette fois, le pilote allemand sera la victime de sa propre médecine. Contraint à l’abandon, Schumacher voit le pilote québécois terminer son parcours à la troisième place pour remporter le titre au volant de sa Williams.

Norris un peu... intimidé

Lando Norris sera un témoin privilégié de la course au titre puisqu’il a réussi à placer sa McLaren au troisième rang sur la grille de départ du Grand Prix d’Abou Dhabi.

Le pilote britannique a reconnu qu’il était un peu... intimidé de se retrouver immédiatement derrière les deux candidats au championnat.

« Je suis un peu nerveux de me retrouver à cette position, a déclaré le jeune Britannique. Je ne veux pas trop m’impliquer, même si j’ai une course à faire. C’est difficile de dire si je vais tenter un dépassement quoique si j’ai une opportunité, je vais la saisir. Une chose est certaine, je ne veux pas être au centre d’une controverse. »

Quatrième sur la grille de départ, Sergio Pérez a assumé son rôle de coéquipier quand il a aidé Max Verstappen à réaliser son chrono le plus rapide en qualifications. En course, il pourrait en faire tout autant, même si, encore une fois, la FIA sera très vigilante pour empêcher toute manœuvre douteuse qui pourrait dicter l’allure de cette épreuve fatidique.

Chez Mercedes, Valtteri Bottas n’a certes pas fait son travail, puisqu’il a dû se contenter du sixième meilleur temps en qualifications. 

Reste maintenant à savoir si, d’une façon ou d’une autre, il pourrait être un facteur déterminant pour son partenaire Hamilton, puisqu’il en est à sa dernière présence au sein de l’écurie allemande.

Stroll au 13e rang

Contrairement à la semaine dernière en Arabie saoudite, Lance Stroll et Sebastian Vettel ont réussi à franchir la première ronde des qualifications (Q1) avec succès. Mais les célébrations ont été de courte durée puisque leur parcours s’est arrêté dès l’étape suivante (Q2).

Les deux pilotes de l’écurie Aston Martin s’élanceront des 13e et 15e positions sur la grille de départ. 

« Cette 13e place était probablement le maximum que l’on pouvait soutirer de la voiture, a relaté le pilote québécois qui disputera dimanche le 100e Grand Prix de sa carrière en F1. Quelques modifications aux réglages de notre monoplace ont été fructueuses, ce qui est positif pour la course. Nous aurons le libre choix de pneus pour le début de l’épreuve, ce qui nous donne plus d’options au chapitre de la stratégie. »

Les rôles sont inversés

Pour seulement la troisième fois en deux ans, le Canadien Nicholas Latifi (16e chrono le plus rapide en Q1) a réussi à devancer son jeune coéquipier George Russell (17e) en qualifications samedi à Abou Dhabi. 

Le Britannique en sera à sa dernière participation à bord d’une Williams puisqu’il prendra la place de Bottas l’an prochain chez Mercedes.


♦ Cette dernière étape de la saison marquera la fin de la carrière du vétéran Kimi Räikkönen, qui disputera son 350e et dernier Grand Prix de F1. Surnommé « Iceman », le Finlandais de 42 ans (18e au départ aujourd’hui) compte 21 victoires à son palmarès et a été couronné champion du monde en 2007 à sa toute première saison chez Ferrari.

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