/lifestyle/books
Navigation

Nos romans coups de cœur de 2021

Coup d'oeil sur cet article

Voici les livres qu’on a aimés beaucoup, passionnément, à la folie au cours de l’année. Pour celles et ceux qui adorent lire, difficile de trouver meilleures idées-cadeaux. Parmi les centaines de titres parus en 2021, on vous présente ici ceux qui ont attiré l’attention de notre journaliste Marie-France Bornais et de nos chroniqueuses Karine Vilder et Josée Boileau.

Notre part de nuit

Photo courtoisie

Pour un premier roman, chapeau ! Car franchement, c’est vraiment l’un des meilleurs livres de l’année. Sans même avoir à passer les douanes, il nous entraîne directement en Argentine, à une époque où torture, enlèvements et assassinats étaient chose du quotidien. Avec pareil climat de terreur, Juan, qui est veuf depuis peu, devra donc ruser pour protéger son jeune fils. Ce dernier ayant malheureusement hérité de ses très puissants dons de médium, il pourrait en effet être activement recherché par l’Ordre, une organisation secrète rêvant d’accéder à la vie éternelle et qui serait de mèche avec les divinités infernales. Tout simplement trépidant. Et brillant. (K.V.)

Mille secrets mille dangers

Photo courtoisie

En ce 7 juillet 2007, Alain se marie et tout va mal aller, de la dent cassée aux anneaux égarés ! À quoi s’ajoutent des angoisses venues du passé, une filiation familiale libanaise à s’approprier, des amitiés tourmentées, et des références historiques inusitées ? Vingt-quatre heures racontées avec sensibilité, brio et jubilation. (J.B.)

Tout est ori

Photo courtoisie

Pour virer Baie-Trinité sens dessus dessous, on y installe des habitants typés, une famille excentrique propriétaire de l’usine de fruits de mer, et on y envoie Mori Ishikawa, un Japonais venu tester une mystérieuse invention. C’est fou, truculent et lauréat 2021 du prix Robert-Cliche du premier roman. (J.B.) 

Les heures furieuses

Photo courtoisie

En 1959, quand Truman Capote a eu l’idée d’enquêter sur un quadruple meurtre survenu au Kansas pour en tirer un livre – son fameux De sang-froid –, il a demandé à sa vieille amie Harper Lee de venir lui donner un coup de main avec les entretiens. Ce qu’on sait moins, c’est qu’en 1977, l’auteure de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a elle aussi eu l’intention d’écrire un livre basé sur un fait divers : celui du révérend Willie Maxwell, soupçonné d’avoir assassiné au moins six personnes avant d’être lui-même tué à bout portant pendant les funérailles d’une adolescente. Malheureusement, jamais Harper Lee ne publiera ce livre de true crime. La journaliste américaine Casey Cep nous explique pourquoi tout en racontant par le menu le sordide parcours de Maxwell. Comme on l’a déjà affirmé, un gros, gros coup de cœur. (K.V.)

Un silence pour un bruit

Photo courtoisie

Poète, chanteuse, actrice et militante innue, Natasha Kanapé Fontaine signe cet automne un premier roman coup de poing, qui nous traverse comme un éclair, Nauetakuan : Un silence pour un bruit. À travers la quête identitaire de Monica, elle décrit la réalité d’une jeune artiste qui lutte pour faire sa place, trouver son identité, faire face au rejet et au racisme systémique. (M-F.B.)

Mukbang

Photo courtoisie

Comment bien faire voir les excès des réseaux sociaux ? En y envoyant les lecteurs ! L’histoire de Kim Delorme est donc parsemée de codes QR pour illustrer ses aspirations de championne des mukbangs, ces performances où l’on mange en ligne. Le propos épouse la forme de manière ingénieuse et troublante. (J.B.)

Hamnet

Photo courtoisie

Aujourd’hui, c’est la covid. Mais autrefois, on craignait surtout la peste, qui tuait sans discernement enfants et adultes. À l’été 1596, lorsque le jeune Hamnet Shakespeare verra des grosseurs suspectes se former sur le corps de sa sœur jumelle, il fera donc tout son possible pour trouver quelqu’un susceptible de lui venir en aide. Une tâche qui se révélera beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît, son célèbre papa étant à Londres et sa mère quelque part non loin du village de Stratford-upon-Avon. Servie par une écriture magnifique, l’histoire du petit Hamnet est particulièrement touchante. (K.V.) 

Offrandes musicales

Photo courtoisie

Pour la première fois, Michel Tremblay offre des textes qui sont tous reliés à l’univers musical, que ce soit dans la chanson populaire ou dans le répertoire classique. Offrandes musicales est une ode à la musique, une réflexion sur la création, un bijou finement ciselé traduisant l’importance de cet art dans sa propre création et dans sa vie quotidienne. (M-F.B.)

Une odeur d’avalanche

Photo courtoisie

Inspiré par le quotidien et les gens du quartier Saint-Sauveur, à Québec, Charles Quimper propose une incursion un peu magique dans cet univers. Il y fait ressortir toutes sortes d’événements, réels ou tirés de son imagination, qui viennent pimenter la vie des citoyens au fil des années : ce peut être autant des pluies de grenouilles qu’une apparition de la Vierge. En filigrane se tissent aussi de magnifiques histoires d’amour, aussi belles qu’imparfaites. (M-F.B.)

Tout le bonheur du monde

Photo courtoisie

Certains romans sont parfois si savoureux qu’il est difficile de ne pas les comparer à de délicieuses friandises. Celui-ci, par exemple. En s’y plongeant, on s’invite d’emblée chez les Sorenson. Il y a d’abord Marilyn et David, qui sont follement épris l’un de l’autre depuis le milieu des années 1970. Et puis il y a leurs quatre filles, Wendy, Violet, Liza et Grace. Lesquelles, une fois adultes, auront énormément de mal à avoir des relations amoureuses aussi géniales et fusionnelles que celle de leurs parents. Surtout lorsqu’une circonstance inopinée viendra totalement bouleverser leur vie. Une saga familiale qu’on a a-do-ré. (K.V.)

Le fleuve des rois

Photo courtoisie

Avec cet excellent roman, on plonge tête première dans l’histoire d’un fleuve qui traverse une petite partie de l’État de Géorgie, l’Altamaha River. Deux frères vont en effet en faire la descente en kayak pour y disperser les cendres de leur père, qui a mystérieusement trouvé la mort sur ses berges. Peut-être à cause de l’Altamaha-ha, le monstre marin qui, selon la légende, y vivrait depuis des siècles. En parallèle on pourra également suivre l’étonnante épopée du Français Jacques Le Moyne de Morgues, venu dans ce coin de pays en 1564 pour en cartographier côtes et cours d’eau. Réellement passionnant. (K.V.)

Premier sang

Photo courtoisie

S’inspirant de souvenirs et d’histoires de son père, décédé pendant la pandémie, Amélie Nothomb lui rend hommage dans ce roman. Elle raconte l’enfance hors normes de son père, au cœur du clan Nothomb, dans un château de la forêt des Ardennes, puis son parcours dans le monde de la diplomatie. Avec passion et justesse, elle fait revivre la prise d’otages de Stanleyville, au Congo, dans laquelle il s’est retrouvé. Un roman bouleversant qui se lit d’une traite. (M-F.B.)

Crossroads

Photo courtoisie

Inspiré par l’œuvre du légendaire bluesman Robert Johnson, Hervé Gagnon, le maître du polar historique et du thriller ésotérique, propose un voyage dans l’univers de la musique et du delta du Mississippi dans un nouveau roman magistral, Crossroads. Son roman, trempé dans le bourbon, évoque la moiteur des nuits du Sud, les notes lancinantes du blues, les nuits chargées de mystère. (M-F.B.)

Une autre vie est possible

Photo courtoisie

La vie était pleine d’espoir il y a 40 ans et au Québec, toute une génération de militants rêvait de révolution. Mais au quotidien, les couples s’effritaient durement. Ce moment oublié est vu par les yeux innocents d’un enfant, mais raconté avec une implacable lucidité qui rend le tout poignant. (J.B.)

La désidérata

Photo courtoisie

Dans ce conte envoûtant, sis au cœur d’une sombre forêt, les Berthoumieux sacrifient leurs femmes de génération en génération. Puis Aliénor surgit, bien déterminée à remettre à leur place ces cruels patriarches. Ce sera fait avec audace et volupté. À savourer tant l’inventivité du récit rencontre la gourmandise des mots. (J.B.) 

La splendeur et l’infamie 

Photo courtoisie

S’il y a un livre qu’on ne s’attendait pas à aimer autant, c’est bien celui-là. Mais après avoir lu à peine trois ou quatre pages, paf, on était déjà accro. Loin d’être une énième biographie sur Winston Churchill, ce pavé se contente plutôt de retracer son quotidien quand Londres était régulièrement bombardée par la Luftwaffe. On verra donc tout ce que cet homme d’État atypique a dû régler durant sa première année à la tête du Royaume-Uni. Sans oublier ses deux grands enfants, qui pouvaient parfois lui causer presque autant de soucis que les puissances de l’Axe ! (K.V.)

Les ombres filantes

Photo courtoisie

Après avoir connu un succès international avec Le poids de la neige, traduit dans plus de 15 langues, Christian Guay-Poliquin revient cet automne avec une ode à la nature sauvage et une invitation à l’aventure. Une quête à travers une forêt remplie de dangers, des alliances nécessaires, et l’art de survivre sont au cœur de cette histoire d’une grande justesse. (M-F.B.)

Femme forêt

Photo courtoisie

Autrice de trois romans, dont le livre culte La femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette propose un récit émouvant, très personnel, très connecté à la nature et riche en enseignements de toutes sortes. Ce roman poétique, rythmé tant par un séjour dans une vieille maison de campagne pendant la pandémie que par ses souvenirs, est une ode à la création, au vivant, aux liens qui se tissent entre les êtres. (M-F.B.)

L’inconnue de la Seine

Photo courtoisie

Inspiré par la mythologie grecque et le monde du théâtre, Guillaume Musso propose aux lecteurs de l’accompagner dans une nouvelle histoire sous haute tension. Ce roman brillant, à multiples niveaux de lecture, prouve encore une fois le talent de l’auteur. Intrigue, psychologie des personnages, mouvement, mythologie grecque et quelques petites notes surnaturelles : tout y est ! (M-F.B.)

Tiohtiá:ke

Photo courtoisie

Fort du succès incontestable de son roman Kukum, prix littéraire France-Québec et grand succès de vente, Michel Jean propose une incursion dans la difficile réalité des itinérants montréalais d’origine autochtone dans son nouveau livre. Roman puissamment évocateur, bouleversant, Tiohtiá:ke parle d’ancrage et de déracinement, de vie et de mort, de parcours difficiles et de survie, d’un extrême à l’autre de la route 138. (M-F.B.)

Jusqu’au dernier cri

Photo courtoisie

Proposant une chasse à l’homme effrénée dans le Nord-du-Québec, Martin Michaud invite ses fans à suivre Victor Lessard et son acolyte Jacinthe dans une aventure palpitante dans son nouveau roman. Meurtres, milieu criminel, prise d’otage, négociations serrées sont de la partie, tandis que les deux personnages principaux vivent en parallèle des événements difficiles et doivent faire preuve de solidarité. (M-F.B.)

Les Somnambules

Photo courtoisie

Peu importe son titre, cette dystopie a tout ce qu’il faut pour nous garder éveillé jusqu’à tard dans la nuit : un sujet original, une bonne dose de mystère, quantité de rebondissements et un suspense maintenu d’un bout à l’autre. Les grandes lignes de l’intrigue ? Un beau matin, une jeune fille va sortir de chez elle le regard totalement vide et se mettre à marcher sans que personne ne puisse l’arrêter. Ce sera le début d’une très étrange épidémie et bientôt, les scientifiques ne sauront plus à quel saint se vouer pour l’endiguer. Un page turner carrément génial. (K.V.)

Lorsque le dernier arbre

Photo courtoisie

Une autre saga familiale qui vaut réellement le détour. Mais cette fois, les relations amoureuses ne seront pas au cœur de l’histoire. Loin de là. Alors que presque tous les arbres de la Terre ont été tués à cause des changements climatiques et des épidémies fongiques, les nantis peuvent encore aller se ressourcer en Colombie-Britannique, dans l’une des dernières forêts primaires de la planète. Jake Greenwood y travaille à titre de guide touristique et pour connaître toute son histoire, il faudra revenir plus de 100 ans en arrière. Ce qu’on fera progressivement, ce superbe roman étant construit à la manière d’un tronc d’arbre : plus on s’approche du centre, plus on recule dans le temps. (K.V.)

Ceux dont on ne redoute rien

Photo courtoisie

Un roman politique, quel plaisir ! Surtout qu’il fait le pont entre la Confédération et le printemps érable, associe Papineau et Tocqueville, revient à Pauline Marois et à Option nationale, et, chacun dans son siècle, lance deux jeunes hommes en quête d’un document qui changerait l’histoire du Québec. Intelligent et captivant. (J.B.)

Les enfants sont rois

Photo courtoisie

Paru en avril dernier, ce 11e roman de Delphine de Vigan a beaucoup fait parler de lui. Et pour cause, puisqu’à travers l’histoire de Sammy et Kimmy, elle dénonce la façon dont les enfants influenceurs sont exploités par leurs propres parents.  

Ayant elle-même toujours voulu devenir célèbre, Mélanie Claux a eu l’idée de lancer Happy Récré, une chaîne YouTube qui met en vedette ses deux jeunes enfants... et les innombrables produits de leurs commanditaires. Mais quatre ans plus tard, alors que la chaîne rapporte des millions, la petite Kimmy va littéralement se volatiliser. À l’instar de la policière chargée de l’enquête, on découvrira ensuite l’un des aspects les plus noirs des réseaux sociaux. Dérangeant, mais bon. En tout cas, c’est à lire. (K.V.)

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.