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Enseignante voilée en Outaouais: Legault se porte à la défense de la loi 21

Le premier ministre du Québec, François Legault
Photo Agence QMI, Joël Lemay Le premier ministre du Québec, François Legault

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Le retrait d’une enseignante de sa classe en raison de son hijab à Chelsea, la semaine dernière, a continué lundi à susciter des remous, dans lesquels les premiers ministres du Québec et du Canada ont eu de vifs échanges par l’intermédiaire des médias.

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«Le Québec est une nation et on doit respecter les choix qui sont faits de façon démocratique par la nation québécoise», a tonné François Legault lundi, qui estime que sa loi est «raisonnable».

Le premier ministre a rappelé que la loi 21 avait obtenu l’appui d’une majorité de Québécois et que des réglementations semblables existaient dans d’autres pays, notamment dans certains d'Europe.

M. Legault réagissait ainsi aux propos de son homologue au fédéral, Justin Trudeau, qui s’est dit fortement en désaccord avec la loi sur la laïcité au cours de la matinée. «Je ne trouve pas que dans une société libre et ouverte, quelqu’un devrait perdre sa job à cause de sa religion», avait-il notamment mentionné.

Pour rappel, le 9 décembre, l’enseignante Fatemeh Anvari a été retirée de sa classe de troisième année d’une école primaire et mutée à un poste administratif parce que le port de son hijab en classe contrevenait à la loi. Vendredi, M. Legault a affirmé qu’elle n’aurait jamais dû être embauchée alors que la loi sur la laïcité était déjà en vigueur.

«Les gens peuvent enseigner s’ils retirent leur signe religieux pendant qu’ils enseignent. Quand ils sont dans la rue, chez eux, ils peuvent porter un signe religieux», a réitéré M. Legault lundi, ajoutant qu’il devait y avoir une «laïcité et une apparence de neutralité.»

«Est-ce qu’on permettrait à un enseignant d’enseigner avec un tee-shirt marqué “Je suis pour le parti libéral”?» a-t-il également demandé.

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