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Fillette de Granby: la grand-mère voulait la garde de sa petite-fille

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La grand-mère paternelle de la fillette de Granby s’explique toujours mal pourquoi elle n’a pas pu avoir la garde de sa petite-fille après l’avoir eu chez elle pendant 44 mois après sa naissance.

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En entrevue à Denis Lévesque, la dame explique s’être battue avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), avoir fait de nombreuses plaintes, allant même jusqu’à se rendre à la Commission des droits de la personne, mais en vain. Du jour au lendemain, la DPJ a décidé que le père de la fillette pouvait reprendre la garde de l’enfant, dit-elle.

«C’était notre petite puce. On l’a élevée comme notre fille. Pendant 44 mois on en a pris soin. Elle est née et trois jours après elle arrivait chez moi. On a eu la garde jusqu’en juin 2015», raconte-t-elle.

«Du jour au lendemain, la DPJ a décidé qu’on n’avait plus de contact. On s’est battu. On trouvait ça très traumatisant pour la petite qu’elle n’ait plus de contact avec nous. C’est sûr qu’elle était très attachée à nous et nous aussi», poursuit la grand-mère.

Malgré tout, elle tenait mordicus à être présente au procès de la belle-mère pour tout savoir sur les circonstances qui ont mené à la mort de sa petite-fille.

«Moi, je voulais savoir ce qui s’était passé. Je voulais juger par moi-même. Je tenais à ce que justice se fasse et de la bonne façon», dit-elle.

Même si elle était au fait de bien des choses, elle a eu droit à quelques surprises lors du procès.

«On savait qu’elle avait eu du ''tape'', mais on ne savait pas à quel point. De savoir qu’elle avait été momifiée, c’était énorme», se désole la dame.

«On savait qu’elle avait crevé de faim parce que quand on a eu le petit corps, on ne pouvait même pas en douter, c’était comme un squelette avec de la peau. Ce n’était pas la petite fille que je connaissais au départ», ajoute-t-elle.

Si la belle-mère a été reconnue coupable par le jury de meurtre au deuxième degré et de séquestration, le père de l’enfant doit à son tour subir son procès en janvier. Il est accusé de négligence ayant causé la mort, de séquestration, de ne pas avoir fourni les choses nécessaires à l’existence de sa fille et de l’avoir abandonnée de manière à ce que sa vie ou sa santé soit compromise.

Par ailleurs, la mère de fillette et la grand-mère ont entamé une poursuite civile contre la DPJ et les autorités scolaires.

Voyez l’intégralité de son entrevue à Denis Lévesque dans la vidéo ci-dessus

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