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Pénurie d’attrapeurs de poulets: 100 000 oiseaux par jour bientôt euthanasiés?

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Après la grève chez Exceldor , une nouvelle tuile en un an s’abat sur l’industrie de la volaille alors qu’une pénurie d’attrapeurs de poulets risque bientôt de causer l’euthanasie de 100 000 oiseaux par jour.

• À lire aussi: Pénurie de main-d'oeuvre: Exceldor a un urgent besoin de travailleurs étrangers

La plupart des attrapeurs de poulets, dont le travail consiste à capturer les oiseaux pour les mettre à bord des camions qui les transporteront à l’abattoir, proviennent du Guatemala. 

Mais les délais de traitement des dossiers de ces travailleurs étrangers par Services Canada retardent l’arrivée de ces précieux employés. 

«En temps normal, pour traiter les demandes c’est environ quatre mois chez nous. Maintenant, on est rendus à 7-8 mois environ pour traiter les dossiers», déplore Michel Beaudin, vice-président de l’entreprise d’attrapage de poulets Équipe Sarrazin, en entrevue à l’émission À vos affaires

M. Beaudin compte habituellement 15 équipes d’attrapeurs de poulet dans son entreprise, mais présentement, il n’en a que sept en activité. 

«Mon employeur Exceldor a de la misère à trouver des acheteurs pour ces oiseaux-là. Et là, on est rendu près du terme où on commence à parler qu’il va falloir euthanasier des oiseaux», prévient-il. 

«Si jamais le manque de travailleurs n’est pas comblé, ça pourrait aller jusqu’à une centaine de mille oiseaux par jour qui devraient être abattus, peut-être euthanasiés, du fait qu’ils grossissent trop, qu’ils n’ont plus d’espace dans la bâtisse et qu’il faut vider la bâtisse», ajoute M. Beaudin. 

Appel à accélérer le processus

Les acteurs du milieu de la volaille exhortent Ottawa de prioriser les dossiers des attrapeurs de poulet et d’accélérer le processus pour éviter la «situation catastrophique» qui s’annonce.

«C’est près de 30% des effectifs qui sont manquants actuellement pour attraper les poulets, donc c’est majeur. Il faut vraiment que le traitement des dossiers soit fait rapidement, en priorité, c’est vraiment essentiel pour nous», réclame Sylvie Richard du Conseil québécois de la transformation de la volaille. 

«La situation est quand même catastrophique. On voit les répercussions qu’on a eues dernièrement dans tout le secteur de la volaille et la pénurie de main-d’oeuvre nous inquiète», admet lui aussi Pierre-Luc Leblanc des Éleveurs de volaille du Québec. 

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