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Pesée compliquée pour Beterbiev

Le champion a eu besoin de deux essais pour faire le poids

pesée boxe
Photo Chantal Poirier Artur Beterbiev observe son poids après être monté sur le pèse-personne lors de la pesée officielle, jeudi matin.

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L’action n’a pas manqué lors de la pesée officielle qui s’est déroulée à l’hôtel Intercontinental, jeudi. Artur Beterbiev a notamment eu besoin de deux tentatives pour respecter la limite de 175 lb en prévision de son combat de championnat du monde contre Marcus Browne. 

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Tout d’abord, Beterbiev s’est pointé sur le pèse-personne quelques minutes avant le début de la diffusion de l’événement. Après avoir enlevé tous ses vêtements, il pesait 175,4 lb. 

Le champion unifié des mi-lourds est demeuré calme et il a regagné sa chambre avec son équipe. Puis, lors de la pesée officielle, Beterbiev a affiché un poids de 175,2 lb même s’il a, de nouveau, enlevé tous ses vêtements. 

Selon les règlements en vigueur, le Montréalais d’origine tchétchène avait un délai de deux heures pour perdre deux onces. Le champion a pu dire mission accomplie une heure plus tard. Il a quitté la salle avec le regard d’un gars qui n’entendait pas à rire. 

« C’est seulement une affaire de calibrage entre le pèse-personne de la chambre d’Artur et celui de la Régie », a mentionné Marc Ramsay. Dans les faits, il ne faisait pas le poids par une once.

« On a seulement monté à la chambre d’Artur. On a attendu et on a redescendu pour la deuxième pesée. Ce n’est jamais plaisant comme situation.

« Dans les dernières semaines, Tyson Fury a déclaré une chose intéressante : l’important, lorsque la cloche sonne, est-ce que tu es capable de te battre ? Oui ou non. Vous allez le voir demain soir [vendredi soir]. »

Encore les gants 

En attendant, dans la salle, on a assisté à une mésentente entre les clans de Beterbiev et de Browne au sujet des gants. Selon les règlements en vigueur, l’Américain devait fournir quatre paires de gants neufs à la Régie et aux superviseurs de la WBC et l’IBF. 

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Photo Chantal Poirier

Toutefois, Browne n’en a fourni que deux. Ce qui a soulevé des questions de la part de Samuel Décarie-Drolet à la Régie et aux autres intervenants. 

Le champion doit choisir ses gants en premier, mais il peut aussi décider de prendre ceux de son adversaire. Si Beterbiev avait décidé de prendre ceux de Browne, l’Américain n’aurait eu qu’une seule paire de gants disponible qui provient de sa compagnie. 

Ce n’était pas une urgence nationale. Toutefois, pour Décarie-Drolet, c’était une question de principe. Il souhaitait que les règlements soient appliqués. La Régie a déjà mieux paru. 

Prédictions

C’est l’heure de mes prédictions. Tout d’abord, l’affrontement Beterbiev-Browne. 

Le roi Artur a écrasé tous ses adversaires depuis le début de sa carrière. Contre Marcus Browne, il fera face à un gaucher qui est habile et qui se déplace bien. 

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Photo Chantal Poirier

Même s’il a connu une pesée plus ardue, Beterbiev sera encore au sommet de son art. Il aura besoin de quelques rounds pour étudier Browne. 

Je vois un knock-out de Beterbiev autour du 7e round. Je m’attends cependant à une bonne opposition de la part de Browne. 

En demi-finale, Marie-Ève Dicaire (17-1, 0 K.-O.) a l’occasion d’écrire une page d’histoire alors qu’elle affronte la Mexicaine Cynthia Lozano (9-0, 7 K.-O.). Le titre IBF des super-mi-moyennes est à l’enjeu. 

Les deux boxeuses ont fait le poids sans problème lors de la pesée officielle. À quoi peut-on s’attendre de ce combat ? À une domination de Dicaire face à une adversaire moins expérimentée et moins talentueuse. 

On peut s’attendre à une performance plus incisive de la part de la Québécoise. On a appris entre les branches qu’elle boxe davantage avec les pieds bien ancrés au plancher. Ça pourrait donner des échanges musclés contre Lozano qui est une bagarreuse. 

Je prédis un premier knock-out en carrière pour Dicaire. Vers le 8e round par arrêt de l’arbitre. 

Dans le calepin...  

  • L’entraîneur Marc Ramsay connaît très bien Marcus Browne. Et depuis plusieurs années. Le gaucher a servi de partenaire d’entraînement à Jean Pascal alors que le Québécois se préparait à son duel contre Chad Dawson en 2010. À l’époque, Browne n’avait pas encore commencé sa carrière chez les professionnels.  
  • Quelques heures avant la pesée, Groupe Yvon Michel a annoncé la mise sous contrat de Mathieu Germain. Ce n’est pas une surprise. Le nom de Germain a été au coeur de plusieurs rumeurs à compter du moment où il a quitté les rangs d’Eye of the Tiger Management dans les derniers mois. Il est maintenant dirigé par Stéphan Larouche.  
  • Les réseaux américains ont cette façon unique de rendre les boxeurs sympathiques. Le réseau ESPN a fait un excellent reportage sur Artur Beterbiev dans les dernières semaines. Mon moment favori ? Les moments où l’on voit le champion unifié en compagnie de sa famille. On l’a vu faire des face-à-face avec ses enfants avec un beau sourire.  
  • Ce soir, la sous-carte est bien chargée avec six combats. Si Yan Pellerin tentera de remporter un titre mineur à 41 ans, on surveillera avec intérêt le duel d’Arthur Byarslanov (8-0, 6 K.-O.) Celui qui vient de signer une entente avec Probellum affrontera le Mexicain Alan Ayala Crisosto (9-2, 5 K.-O.). 
  • On assistera également au retour de Batyr Jukembayev (18-1, 14 K.-O.) en sol montréalais. Comme on le sait, il a mis fin à son association avec Eye of the Tiger Management dans les derniers mois. Il se mesurera au vétéran Juan Jose Martinez (28-10, 20 K.-O.). Il s’agit de son premier combat depuis sa défaite contre Subriel Matias en mai dernier.