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Canadien: une ambiance de déjà-vu

Les éclosions de COVID-19 ferment les portes du Centre Bell aux partisans

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Pour le Canadien et ses partisans, l’année 2021 va se terminer comme elle s’est amorcée : ils devront vivre un amour à distance.

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Les joueurs du Canadien et des Flyers ont fait leur session d’échauffement d’avant-match dans un Centre Bell désert, jeudi soir.
Photo Martin Chevalier
Les joueurs du Canadien et des Flyers ont fait leur session d’échauffement d’avant-match dans un Centre Bell désert, jeudi soir.

En marge des nouvelles mesures dévoilées par le gouvernement québécois, jeudi soir, le Tricolore a disputé la victoire aux Flyers de Philadelphie à huis clos. C’était le premier match sans spectateurs depuis le 25 mai. 

« La mesure annoncée ce soir de disputer le match à huis clos représente évidemment une source de déception pour nos partisans. Nous avons procédé avec cette mesure suite à une demande de la Santé publique reçue en fin d’après-midi, demande que nous avons acceptée afin d’assurer la santé et sécurité de nos partisans et communautés », a expliqué France Margaret Bélanger, la présidente, Sports et divertissement du Groupe CH, par voie de communiqué.

Photo Martin Chevalier

Le Canadien doit disputer un autre match local avant la fin de l’année. Celui de samedi soir, face aux Bruins. Il est à parier que les conditions seront les mêmes. Et ça, c’est si le match n’est pas carrément annulé. Les Bruins sont présentement aux prises avec une éclosion de COVID.

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Pour la suite, on ne peut que se croiser les doigts.

« Nous tenons à réitérer que nous avons obtenu l’assurance que nous pourrons à nouveau recevoir nos partisans à 50 % de la pleine capacité de l’amphithéâtre pour nos matchs de janvier. Aucun cas de Covid-19 n’a été répertorié au Centre Bell, et ce, depuis le tout début de la pandémie », a souligné Mme Bélanger.

Photo Martin Chevalier

Pris de court

La vue des 21 105 sièges vides donnait un air austère et froid au domicile du Canadien. Et le son de spectateurs en boîte était d’une tristesse sans nom. 

Tout ça nous a rappelé qu’on n’était pas encore au bout de nos peines avec le virus de la COVID et son nouveau variant Omicron.

Il était 17 h lorsque l’organisation montréalaise a annoncé que les spectateurs ne seraient pas admis dans l’amphithéâtre. Évidemment, à cette heure, ils étaient déjà plusieurs centaines à faire le pied de grue aux abords de l’édifice.

Des partisans des Flyers venus de la banlieue de Toronto se sont cogné le nez sur des portes fermées au Centre Bell, jeudi.
Photo Martin Alarie
Des partisans des Flyers venus de la banlieue de Toronto se sont cogné le nez sur des portes fermées au Centre Bell, jeudi.

« Ben voyons donc !, a lancé Danick Denis qui n’était pas au courant de la nouvelle lorsque Le Journal l’a interrogé. Wow ! C’est décevant. »

« On était au courant que, en Ontario, les matchs des Maple Leafs et des Sénateurs seraient disputés dans des arénas emplis à moitié. D’ailleurs, on se demandait comment ils allaient choisir ceux qui ne pourraient entrer », a ajouté son acolyte Alexandre Allain, trouvant quand même le moyen de sourire. Le Canadien n’a pas eu à se poser cette question.

Photo Martin Chevalier

Un cadeau de Noël

Pour ces amateurs du Rocket, habitué aux soirées à l’aréna, il n’y avait pas de quoi faire un plat. Pour d’autres, cependant, c’est une soirée désirée depuis longtemps qui s’envolait en fumée.

« C’est vraiment plate. Ça me déçoit beaucoup, a dit Arthur Aubry, accompagné de sa maman, Édith Laroque. Ç’aurait été mon premier vrai match au Centre Bell. J’ai vu des matchs Rouges contre Blancs, des concours d’habiletés, mais jamais de vrais matchs. »

Le jeune Arthur Aubry est retourné à la maison avec la peine dans l’âme, jeudi. Sa mère Édith Larocque lui avait offert ce match comme cadeau de Noël.
Photo Jonathan Bernier
Le jeune Arthur Aubry est retourné à la maison avec la peine dans l’âme, jeudi. Sa mère Édith Larocque lui avait offert ce match comme cadeau de Noël.

« En fait, c’était son cadeau de Noël, a révélé Mme Laroque. J’avais prévu cette soirée avec mon grand. Ma mère est descendue de Québec pour venir garder le plus jeune. »

Mamie ne fera assurément pas de cas de venir passer du temps en compagnie de ses petits enfants, n’empêche que c’est un cadeau qui tombe à plat.

Photo Martin Chevalier

Soirée père-fils

Frédéric Faucher et son fils Édouard vivaient une déception similaire.

« Je venais juste de lui annoncer qu’on s’en venait au Centre Bell pour voir le Canadien. C’était une surprise, a indiqué M. Faucher. C’est en arrivant qu’on a été mis au courant de la situation. »

Adieu la soirée père-fils. Le paternel a toutefois tenu à assurer que ce n’était que partie remise, en regardant fiston.

« Je suis déçu », a tout de même répondu ce dernier.

De rares spectateurs dans les sièges : Renée Racine, conseillère en nutrition chez le Canadien, Brendan Gallagher et Adam Douglas, directeur, science du sport et performance.
Photo Martin Chevalier
De rares spectateurs dans les sièges : Renée Racine, conseillère en nutrition chez le Canadien, Brendan Gallagher et Adam Douglas, directeur, science du sport et performance.

Les deux comparses ont donc rebroussé chemin vers leur domicile de Laval.

« Au moins, on n’a pas fait le chemin depuis le Nouveau-Brunswick comme quelqu’un qu’on a croisé tout à l’heure. »

Effectivement, parce que c’est un voyage en blanc qui coûte cher.

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