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Évelyne Viens rejoint Gabrielle Carle en Suède

Évelyne Viens rejoint Gabrielle Carle en Suède
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L’attaquante québécoise Évelyne Viens amorcera bientôt un nouveau chapitre de sa carrière, puisqu’elle a accepté l’offre de l’équipe suédoise du Kristianstads DFF. Elle y retrouvera un visage familier, celui de sa compatriote Gabrielle Carle.

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C’est évidemment avec joie que la joueuse de 24 ans a accueilli la nouvelle, jeudi. Il s’agit d’une heureuse coïncidence, car l’état-major de la formation scandinave s’est intéressé aux deux joueuses séparément.

En entrevue, Viens a assuré avec une pointe d’amusement qu’elle ne faisait pas partie d’un «package deal».

«Si elle avait voulu faire le projet seul, j’aurais respecté ça et j’aurais trouvé une autre équipe. Mais elle m’a appelé en disant : “Ils ont mentionné ton nom, ça serait plaisant que tu viennes!” Je pense que l’équipe voulait juste savoir si on était de bonnes amies ou non», a indiqué la joueuse de 24 ans.

Viens et Carle sont toutes deux natives de la région de la Capitale-Nationale, mais n’ont pas eu beaucoup d’occasions d’évoluer ensemble. Ç’a changé en 2021, puisque les Québécoises ont obtenu plus de responsabilités en équipe nationale.

«On avait joué ensemble avant – peut-être dans les saisons mortes à l’université quand on revenait au Dynamo de Québec –, mais là, depuis l’équipe canadienne, on est rendues beaucoup plus proches», a expliqué Viens.

Insatisfaction

Après un passage très réussi en France avec le Paris FC en 2020-2021, l’ancienne du Gotham FC n’était plus satisfaite de son utilisation aux États-Unis.

«Je ne mentirai pas que je voulais un nouveau défi. Au New Jersey, où j’étais, je n’avais pas de temps de jeu et je n’étais pas vraiment heureuse là-bas, a-t-elle avoué. Mon agent a contacté quelques équipes et quand Kristianstads a vu mon profil passer, ils ont été très intéressés à m’avoir dans l’équipe.»

De son propre aveu, Viens ne connaissait pas vraiment ce club suédois, qui a terminé au troisième rang de la Damallsvenskan cette saison. Cependant, les joueuses qui ont passé par la Suède ne lui ont dit que de bonnes choses de la ligue et du pays.

En France, Viens a connu les meilleurs moments de sa jeune carrière. Elle a marqué 11 buts en 15 rencontres avec le Paris FC et aurait peut-être pu y demeurer.

«Avant que je parte, il y avait un désir du PFC de me garder, mais à ce moment de ma vie, je voulais retourner aux États-Unis [parce que] je trouvais que je n’avais rien prouvé [là-bas]. Finalement, ç’a été un pari un peu... je ne dirais pas raté parce que j’ai beaucoup appris», a ajouté la jeune femme.

Pour l’avenir, Évelyne Viens se concentre sur le Kristianstads, qu’elle rejoindra durant la deuxième semaine de janvier. À moyen terme, elle espère pouvoir trouver du temps de jeu avec la sélection canadienne. Elle a fait ses débuts en rouge et blanc en février et a disputé neuf matchs et remporté l’or aux Jeux olympiques de Tokyo.

Cette conquête canadienne aide d’ailleurs les joueuses du pays à se dégoter du boulot à l’international. Pour Viens, le respect que ses compatriotes et elles ont gagné rapporte ses dividendes.