/sports/hockey
Navigation

Jeux olympiques: l’incertitude plane pour les joueurs de la LNH

Coup d'oeil sur cet article

C’est un rêve pour bien des joueurs de hockey que de pouvoir représenter son pays aux Jeux olympiques, mais beaucoup d’athlètes de la Ligue nationale de hockey (LNH) ne savent pas sur quel pied danser concernant ceux qui seront tenus à Pékin en février 2022.

• À lire aussi: Les infections à la COVID-19 ne cessent pas chez les Flames

• À lire aussi: COVID-19 au sein de la LNH: les inquiétudes renaissent

Les représentants de la LNH pourraient avoir comme exigence de la part de la Chine de se rendre au pays et de se mettre en quarantaine de trois à cinq semaines. En plus, si des joueurs ont la malchance d’être déclarés positifs au coronavirus à partir du continent asiatique, ça pourrait grandement mettre en danger leur capacité à retourner auprès de leurs coéquipiers dans le circuit Bettman pour terminer la saison. 

Il reste que certains, comme Steven Stamkos, qui a dû faire une croix sur les Jeux de 2014 en raison d’une jambe cassée, n’hésiteraient pas à sauter sur l’occasion. Si les protocoles sont raisonnables..

«Si l’occasion de présente à moi, j’irais. [...] Pour moi, c’est une situation un peu différente de certains qui y sont déjà allés. S’il y a une occasion d’y aller en toute sécurité avec des protocoles raisonnables, j’irai si j’ai la chance de faire l’équipe [canadienne]», a mentionné le capitaine du Lightning, mercredi, au site sportif The Athletic.

«Je crois qu’on espère tous y aller, a pour sa part estimé John Tavares, des Maple Leafs de Toronto. Les choses seront assurément moins faciles et il y a toujours des questions qui persistent. Mais, on espère avoir un moyen sensé de pouvoir y participer, ce n’est pas une occasion qui se présente souvent.»

D’autres préfèrent faire confiance à leur organisation et s’y diriger d’un pas décidé. C’est le cas de l’entraineur-chef du Lightning, Jon Cooper, qui devrait être à la barre d’Équipe Canada.

«Ce sont les Jeux olympiques et je suis extrêmement excité, a dit Cooper. Et je suis à l'aise, on doit faire confiance à nos fédérations et aux gens expérimentés qui sont responsables. [...] En ce qui concerne les protocoles, je ne crois pas qu’il y ait des athlètes mieux préparés que les joueurs de la LNH. On a passé 65 jours dans une bulle et aux Jeux, ce sera 10.»

Peu d'espoir

Certains autres, eux, voient plus le verre à moitié vide. C’est le cas pour l’Allemand Nico Sturm, représentant du Wild du Minnesota, qui a partagé une pensée répandue chez les hockeyeurs.

«Je n’ai pas beaucoup d’espoirs qu’ils aient lieu [les Jeux], pour être bien honnête, a révélé Sturm. En voyant comment les choses se déroulent, je ne vois pas comment. J’aimerais assurément y aller, mais j’aime mieux rester réaliste, ne pas avoir d’espoirs trop élevés. [...] Avec tous les matchs annulés et le fait que ça s’empirera probablement dans les prochaines semaines, je ne sais pas comment s’ajusterait le calendrier.»

«La plupart des problèmes proviennent du manque d’informations relayées au public. Je ne crois pas que c’est faisable pour les joueurs de courir ce risque», a partagé Erik Karlsson, des Sharks de San Jose.

Le Suédois Robin Lehner avait d’ailleurs déclaré, il y a quelques semaines, qu’il ne prendrait assurément pas part aux Jeux de Pékin.

«Pour des raisons de santé et d’un commun accord avec mon psychiatre, je n’irai pas et je leur souhaite la meilleure des chances», avait-il dit.