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«Pas l’idéal» – Jonathan Drouin

«Pas l’idéal» – Jonathan Drouin
Photo Martin Chevalier

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Il n’y avait pas un seul spectateur dans les gradins du Centre Bell à l’exception de Brendan Gallagher, qui y a fait une incursion, et quelques employés du Canadien. Cette scène était peut-être un prélude aux journées sombres à venir dans la LNH. 

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Depuis quatre jours, il y a une flambée des cas de COVID-19 dans la LNH avec plus de 60 joueurs ajoutés au protocole de la LNH. Sans être un génie des mathématiques, on réalise qu’il s’agit de près de 10 % de tous les joueurs du circuit.  

« Quand il y a entre 60 à 80 joueurs avec la COVID-19, c’est un gros pourcentage des joueurs de la LNH, a répliqué l’ailier Jonathan Drouin. Je ne pense pas que c’est bon pour le hockey quand il manque cinq ou six gars par équipe. Ça enlève un peu à la qualité de la LNH. Ce sera à la LNH de décider si on continue ou si on arrête. Mais je dirais que ce n’est pas vraiment l’idéal. »

Un arrêt. Il s’agit d’une réalité pour le prochain match du CH. En théorie, les Bruins de Boston visiteront le Centre Bell, samedi. Les Bruins ont déjà sept joueurs sur le carreau en raison du satané virus, dont Brad Marchand, Patrice Bergeron et Jeremy Swayman. 

Questionné sur l’enjeu de croiser une équipe au cœur d’une éclosion, Drouin a offert une réponse des plus honnêtes. 

« C’est une question difficile à répondre. Mais je ne suis pas vraiment à l’aise de jouer contre une équipe qui a autant de cas de COVID. Il y a actuellement sept cas, mais il pourrait y en avoir trois autres demain et encore trois autres la journée suivante. Je ne me sens pas confortable. Ce n’est pas ce qu’on se faisait dire avec les vaccins pour cette année. Je sais que les choses changent. Comme je l’ai dit, ce n’est pas l’idéal. »

À Geoff et Jeff de décider

Dominique Ducharme n’a pas trop osé s’avancer sur le terrain glissant d’un match contre les Bruins. Quelques minutes après une rare victoire de son équipe, Ducharme était de bonne humeur. 

« Je pense que je vais laisser ça à l’organisation, a affirmé Ducharme. Si on a des inquiétudes par rapport à ça dans les prochaines heures, j’imagine que Geoff ou Jeff parlera à la ligue. Je ne commencerai pas à les appeler chaque fois. Vous comprenez. Je trouve qu’on a assez de choses à s’occuper de notre côté que de gérer la COVID des autres équipes. » 

Dans le camp des Flyers de Philadelphie, Mike Yeo avait un peu le même raisonnement que son homologue de Montréal. Yeo, qui a remplacé Alain Vigneault derrière le banc des Flyers, sait qu’il ne contrôlera pas le sort de la saison. 

« Je ne sais pas trop quoi répondre, a-t-il lancé. J’ai parlé à plusieurs personnes au de notre organisation. Je sais que la santé reste au sommet de nos priorités. La LNH prend aussi ça au sérieux pour protéger les joueurs, le personnel et les partisans. Il y a des personnes plus intelligentes que moi pour prendre de telles décisions. »