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Casse-tête pour le milieu culturel

Plusieurs salles doivent revoir leur calendrier des prochains mois

GEN - LES COWBOYS FRINGANTS EN SPECTACLE
Photo Martin Alarie Un concert des Cowboys Fringants au Centre Bell, le jeudi 25 novembre. Le groupe a décidé de reporter son spectacle prévu samedi même si la règle du 50 % de capacité ne s’appliquera qu’à partir de lundi.

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C’est à un véritable casse-tête de logistique auquel les exploitants de salles de spectacle font face à la suite de l’annonce les sommant de réduire leur capacité de moitié. Il s’agit pour eux d’un air de déjà-vu difficile à encaisser.

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Il y a déjà des conséquences directes à l’annonce de jeudi soir. Le spectacle des Cowboys Fringants du samedi 18 décembre au MTELUS a été reporté au samedi 4 juin 2022, et ce, même si la règle du 50 % de capacité ne s’appliquera qu’à partir de lundi. Quant à leur spectacle du 27 décembre au Centre Bell, le groupe est « en train d’évaluer la situation », nous dit-on.

À la TOHU heureusement, les représentations du spectacle FLIP Fabrique – dont la première était jeudi soir – sont maintenues tout le temps des Fêtes ; l’endroit ayant choisi de maintenir la distanciation sociale depuis la réouverture de sa billetterie en juillet dernier. Quant au TNM, la vente des billets pour le spectacle Lysis débutant le 11 janvier prochain est pour le moment mise sur pause.

Incertitude au Cabaret du Lion d’Or

Au Cabaret du Lion d’Or, la soirée du 31 décembre est pour le moment annulée. L’équipe, actuellement en discussion avec le producteur, n’est pas encore en mesure de dire ce qu’il adviendra du spectacle affichant complet de Louis-José Houde du 20 décembre. On invite pour le moment les détenteurs de billets à s’informer régulièrement sur le site du Cabaret et de l’artiste pour en savoir plus. 

« Habituellement, nous donnons la priorité à l’ajout d’une représentation, mais c’est à voir », explique la directrice, Sara Castonguay, prise par surprise par ce nouveau coup dur. Pour éviter les annulations massives et le travail dans le vide, l’équipe s’adaptera une semaine à la fois. Surtout en ce moment où aucune date précise n’a été avancée par le gouvernement. 

User de prudence à la TOHU

L’équipe de la TOHU avait choisi de garder la mesure d’un siège libre entre chaque bulle depuis la reprise de leurs activités. Leur salle de 1000 places comptait 500-530 personnes par représentation. Ils maintiendront cette façon de faire. 

Les problèmes de logistique seront plutôt dans la gestion des spectateurs désirant annuler leur présence à la suite de l’annonce de la hausse de cas liés au variant Omicron. L’équipe, qui gère des annulations depuis mercredi dernier, a dû faire de même vendredi toute la journée. 

« Nous avons fait beaucoup de sondages et nous savons que le public est très inquiet, explique Stéphane Lavoie, directeur général et de la programmation de la TOHU. Nous voulons rassurer les gens et tout faire pour éviter les rapprochements dans notre salle qui est vaste et aérée. » 

Le TNM sur pause

Au Théâtre du Nouveau Monde, réorganiser les salles vendues à capacité maximale et réinstaller la distanciation dans les salles représentent aussi un gros casse-tête. « Nous ne voulons pas annuler, car nous tenons à cette rencontre entre les artistes et le public, explique le directeur des communications et des ventes, Frédérique Brault. Nous allons assurément ajouter des supplémentaires. » 

Si les spectateurs vont pouvoir être relogés dans le même spectacle qu’ils avaient acheté, c’est que la vente des billets pour le spectacle Lysis représentait justement la moitié de la capacité. L’équipe du TNM envisage aussi de déplacer les dates de certaines représentations de janvier. 

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