/sports/hockey
Navigation

Jets: Paul Maurice abandonne son poste

Jets: Paul Maurice abandonne son poste
Photo Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

Onde de choc à Winnipeg: l’entraîneur-chef des Jets, Paul Maurice, a remis sa démission, vendredi avant-midi, tandis que son adjoint Dave Lowry assumera ses fonctions sur une base intérimaire pour le reste de la saison.

• À lire aussi: La LNH reporte le match du Canadien de samedi

Dans un point de presse, auquel le directeur général Kevin Cheveldayoff a participé, le principal intéressé a déclaré qu’il ne croit plus être l’homme de la situation. Maurice, 54 ans, a toutefois précisé que son départ n’est pas motivé par les performances du groupe.

«C’est une bonne équipe et je suis un bon pilote, [...] mais parfois, vous pouvez seulement pousser plus loin. Et parfois, un club a besoin d’une nouvelle voix. Les gars n’ont pas lancé la serviette dans mon cas, mais ils ont besoin d'une voix différente. Je pense que c’est le bon moment pour cela et je le sais», a-t-il dit.

«Je ne voulais plus regarder ces joueurs lutter pour le reste de l’année en pensant qu’ils peuvent être meilleurs avec quelqu’un d’autre.»

Aussi, l’ancien entraîneur des Hurricanes de la Caroline et des Maple Leafs de Toronto se dit en paix avec son choix. «Je me sens bien. Je n’ai pas un match dans lequel je dois diriger ce soir et je n’aurai pas de boulot demain.»

«Il sentait qu’il ne pouvait plus presser les boutons et nous en sommes arrivés à une entente à l’amiable», a ajouté Cheveldayoff au sujet de la décision de se séparer avec Maurice.

Bon potentiel

Maurice était à la barre du club depuis la dernière portion de la campagne 2013-2014. Cette saison, la formation manitobaine connaît des hauts et des bas, occupant le cinquième rang de la section Centrale avec 31 points en 28 parties.

Durant son séjour à Winnipeg, l’instructeur d’expérience a mené les Jets une fois en finale d’association. En 2020-2021, ils avaient terminé au troisième rang de la division canadienne avant de balayer les Oilers d’Edmonton au premier tour éliminatoire. Cependant, ils avaient subi le même affront aux mains du Canadien de Montréal à la ronde suivante.

«Ils forment un bon groupe d’hommes. Ma relation avec eux est très forte. Et je les soutiens. Néanmoins, lorsque vous avez 26 ans d’expérience comme instructeur dans le hockey professionnel, vous savez. Ils ont besoin de quelqu’un pouvant les aider à atteindre le prochain niveau, a-t-il réitéré. Ça ne doit pas être nécessairement un gars plus talentueux ou ayant plus d’expérience.»

La fin?

Interrogé à savoir s’il s’agit de son chant du cygne à titre d’entraîneur-chef de la LNH, Maurice s’est montré vague.

«Je ne sais pas quoi répondre à cela. Je vous dirais que comme les joueurs, nous sommes des gens qui performent et nous devons être à notre meilleur. Je suis très franc quant à ma performance. Parfois, je suis un peu trop critique, mais je reste honnête envers moi-même. Et la seule façon qui m’inciterait à revenir, c’est si je sens que je peux être meilleur qu’avant. Ce n’est pas le cas aujourd’hui», a-t-il expliqué.

Les Jets devaient accueillir les Capitals de Washington, vendredi soir.