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«Spider-Man: sans retour»: pop-corn, recyclage et nostalgie

Spider-Man: No Way Home
Photo courtoisie

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Tom Holland et Zendaya se retrouvent dans ce nouvel opus bien léger des aventures de l’homme-araignée. 

–Attention, cette critique contient des divulgâcheurs –

Maintenant que le «multivers» fait partie intégrante de l’univers cinématographique Marvel, les scénaristes peuvent s’en donner à cœur joie, d’autant que «Spider-Man: dans le Spider Verse» a ouvert la voie à toutes sortes de réalités alternatives en 2018.

«Spider-Man: sans retour» débute donc là où se termine «Spider-Man: loin des siens». La vidéo dans laquelle Mysterio (Jake Gyllenhaal) révèle l’identité de Spider-Man (Tom Holland) ayant été diffusée, la vie de Peter Parker change du tout au tout, le jeune homme étant désormais la cible de toutes les attaques.

Avec MJ (Zendaya) et sa tante May (Marisa Tomei), il trouve refuge chez Happy (Jon Favreau) et va trouver Strange (Benedict Cumberbatch) afin qu’il jette un sort pouvant faire oublier au monde entier qui il est. Malheureusement, l’opération ne fonctionne pas comme prévu et d’anciens ennemis de Spider-Man envahissent sa réalité. Peter découvre ainsi Octopus (Alfred Molina), Electro (Jamie Foxx), Green Goblin (Willem Dafoe), Sandman (Thomas Haden Church) et Lizard (Rhys Ifans).

Que faire? Strange propose de les renvoyer dans leurs univers respectifs, même s’ils sont promis à une mort certaine. Tante May, elle, croit à la possibilité de «guérir» les méchants afin de les empêcher de nuire, ce que tente Peter. On se doute bien que le super héros aura besoin d’aide et, multivers aidant, ce sont deux autres Spider-Man, incarnés par Tobey Maguire et Andrew Garfield, qui viendront lui donner un coup de main appréciable.

L’idée est bonne, le scénario de Chris McKenna et Erik Sommers continue de présenter le justicier avec humour, sans jamais tomber dans la lourdeur moralisatrice des Avengers. Les clins d’œil sont nombreux – dont plusieurs au film d’animation de 2018 – et les amateurs vont retrouver avec plaisir les deux acteurs des franchises précédentes lors d’une scène opposant les super héros à leurs ennemis. Le duo formé par Tom Holland et Zendaya, auquel se joint Jacob Batalon en Ned, fonctionne à merveille, ce nouvel opus étant une sorte de film d’aventures pour adolescents.

Réalisé par Jon Watts, cinéaste des deux longs métrages précédents avec Tom Holland, le film de 148 minutes est relativement bien rythmé, notamment les moments avec Dr Strange, même si certains effets spéciaux laissent à désirer. «Spider-Man: sans retour» offre donc quelques heures de détente légère et facile, sans aucune prise de tête et est assuré de rallier les amateurs en jouant sur la nostalgie et l’émotion.

  • Note: 3 sur 5