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Dicaire a fait son travail

La Québécoise est redevenue championne du monde IBF vendredi

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Avant le duel Beterbiev-Browne, Marie-Ève Dicaire a été sacrée championne du monde pour la deuxième fois de sa carrière. Toutefois, son combat a soulevé certains doutes quant à l’opposition qu’elle a reçue. 

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La Mexicaine Cynthia Lozano (9-1, 7 K.-O.) n’était pas de calibre. C’est aussi simple que cela. Dès les premières minutes du choc, on avait une bonne idée que la Québécoise allait l’emporter. Ce fut à sens unique. 

Le spectacle n’était pas digne d’un combat de championne du monde. Dans le clan de Dicaire, on savait que cet affrontement pourrait être à sens unique parce que la technique de Lozano était erratique. Elle lançait des coups sans trop de conviction.  

Par contre, pour obtenir à nouveau des combats majeurs dans la prochaine année, la protégée de Stéphane Harnois devait l’emporter et mettre la main sur la ceinture IBF des super-mi-moyennes. Elle a accompli sa mission. Ça n’enlève rien à tout le travail qu’elle a abattu dans le gymnase durant les dernières semaines. 

« J’avais beau lui donner mes meilleurs coups, mais elle revenait à la charge, a souligné Marie-Ève. Elle continuait d’avancer. La foule consolidait ce que je faisais.

« Je suis contente d’avoir vécu ce moment devant les miens et une foule. Je suis heureuse et excitée. »

Dans la douleur

Photo Martin Chevalier

Dicaire a vécu des hauts et des bas pendant son camp d’entraînement. Elle a notamment été victime d’une blessure aux côtes.

« Ce fut le pire moment de ma vie, a expliqué la championne. Ce n’était pas évident de se préparer pour un combat de championnat du monde alors que tu ne peux pas faire les trois quarts de tes exercices à l’entraînement. 

« Ça joue sur ton moral. J’ai vraiment pu compter sur une équipe en qui j’avais confiance. Il a fallu que j’accepte que ce soit différent cette fois-ci. »

Tout s’est joué lors de son dernier sparring, qui s’est déroulé mardi dernier. « Je me suis dit : ça passe ou ça casse. J’ai obtenu la note de passage avec une mention honorable. J’ai mérité ma place ici ce soir (vendredi). Ça a donné le combat de ma vie et j’ai pu redevenir championne du monde. »

Cette fois, elle savoure davantage le moment. On se souvient que sa première conquête s’était déroulée dans des circonstances dramatiques entourant le duel d’Adonis Stevenson. 

« Je n’ai pas d’amertume cette fois-ci, a mentionné Dicaire. J’ai eu un flash dans le vestiaire. Je me suis souvenu que Samuel Décarie (adjoint de Stéphane Harnois) n’était pas présent lors de ma victoire en 2018. C’est vraiment un rêve d’enfance qui se réalise. »

La suite des choses

Photo Martin Chevalier

Dicaire doit remonter dans le ring dès le 21 avril. Elle fera les frais de la finale d’un gala qui aura lieu au Casino de Montréal. 

« Je veux devenir championne unifiée et j’aimerais le faire à 147 lb, a exprimé Dicaire. Pour le duel contre Lozano, je n’ai pas eu besoin de faire une grosse coupe de poids. Je sais que je suis capable de baisser mon poids à 147 lb.

« Il y a une fille qui a toutes les ceintures de cette catégorie (Jessica McCaskill) et j’aimerais l’affronter. »

Le promoteur Yvon Michel se mettra sur le téléphone dès la semaine prochaine pour l’organisation de ce combat. Si l’option McCaskill ne fonctionne pas, il lancera des perches du côté des autres championnes dans la catégorie des 154 lb, Patricia Berghult (WBC) et Hannah Rankine (WBA).