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La COVID plombe les finances publiques

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Photo AFP La récente mise à jour économique de la ministre des Finances Chrystia Freeland prévoit des dizaines de milliards de dépenses pour contrer les effets possibles du variant Omicron.

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Pour contrer les ravages de la pandémie de la COVID-19 au Canada, le gouvernement fédéral et les provinces ont injecté jusqu’à présent 632 milliards de dollars.  

Pour vous montrer à quel point la « facture » reliée à la COVID-19 est immensément salée, sachez que cette dépense spécifique de 632 milliards représente à elle seule deux fois les revenus du gouvernement fédéral en 2020-21 ou, si vous préférez, cinq fois les revenus du gouvernement du Québec lors de cette même année financière.  

Autre comparable : la facture de la COVID-19 équivaut, tenez-vous bien, à 1,4 fois le produit intérieur brut (PIB) du Québec en 2020. 

Il s’agit d’une somme colossale qui va malheureusement plomber les finances publiques durant des décennies puisqu’elle a été financée en haussant tout « simplement » la dette. 

Concrètement, nos gouvernements refilent ainsi cette lourde facture de la lutte majeure contre la COVID-19 à nos jeunes et aux générations futures. Ce sont eux qui vont payer pour cette magistrale saignée de fonds publics. 

  • Écoutez la chronique de Michel Girard sur QUB radio:

À cause de la multiplication de nouveaux variants, la saignée des fonds publics reliée à la lutte sans merci contre les ravages de la COVID-19 va s’amplifier.  

On vient tout juste de le voir avec le dernier des variants, l’Omicron.  

Lors de sa mise à jour économique et budgétaire de cette semaine, la ministre des Finances Chrystia Freeland a été obligée d’allonger des dizaines de milliards de plus pour contrer les dommages qui seront causés par le fameux Omicron.  

« Comme le variant Omicron nous l’a rappelé, a-t-elle expliqué, la COVID-19 continue de nous menacer. Au moment où l’année 2021 touche à sa fin, finir la lutte contre la COVID-19 demeure notre projet commun le plus important. » 

Pas de doute ! Les questions qui restent à élucider :    

  • À quand la fin de cette fichue pandémie ?    
  • Pendant combien de temps les gouvernements peuvent-ils continuer à aider financièrement les secteurs les plus éclopés de la COVID-19, dont l’industrie des voyages, celle de la restauration, de l’hôtellerie, etc. ?   
  • Quand les contribuables à revenu moyen et supérieur vont-ils passer au cash à la suite d’une hausse d’impôts fédérale ou provinciale ?     

AU CROCHET DU FÉDÉRAL  

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, on est tous à la merci du gouvernement de Justin Trudeau, financièrement parlant.  

D’ailleurs, sur les 632 milliards $ d’aide financière consentie lors des 21 mois de la pandémie, quelque 81 % de la facture a été assumée par le gouvernement Trudeau par l’entremise de son vaste plan de lutte contre la COVID-19. 

Il a allongé jusqu’à présent près de 512 milliards $, répartis comme suit :    

  • 346 milliards $ en mesures directes de lutte contre la COVID-19 et de soutien aux personnes   
  • 85,1 milliards $ en reports de paiements d’impôts et de taxes   
  • 80,6 milliards $ en soutien au crédit des entreprises    

Pour leur part, les mesures mises en place par les gouvernements provinciaux s’élèvent à 120 milliards $ :    

  • 86 milliards $ en mesures directes et de soutien aux personnes   
  • 31,5 milliards $ en reports d’impôts et de taxes   
  • 2,6 milliards $ en soutien au crédit des entreprises     

Parenthèse : le gouvernement de François Legault évalue à 21,7 milliards de dollars les mesures qu’il a mises en place pour combattre la pandémie. 

ENRICHISSEMENT DES PROVINCES !  

Dans le cadre de son plan de lutte contre la COVID-19, le gouvernement Trudeau a versé aux gouvernements provinciaux 28 milliards $ de plus en transferts aux provinces. Cela représente une augmentation de 35 %.  

De plus, grâce aux populaires programmes de PCU, de PCRE et de subventions salariales d’urgence, les provinces ont pu continuer de faire le plein d’impôts ou presque sur les revenus des contribuables. 

D’ailleurs, il faut savoir que lors de l’exercice financier 2020-21, lequel a été frappé de plein fouet par la paralysie de plusieurs pans de l’économie à cause de la COVID-19, la plupart des gouvernements provinciaux ont finalement encaissé des recettes supérieures à la précédente année financière. 

C’est de toute évidence les sommes astronomiques dépensées par le gouvernement fédéral pour lutter contre la pandémie qui a permis aux provinces de bien s’en tirer financièrement alors que leurs économies respectives enregistraient des reculs en 2020-21.  

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