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Miracle sur le territoire mohawk

Gala boxe GYM
Photo Martin Chevalier Yan Pellerin (à droite) a mis la main sur une ceinture NABO en l’emportant contre Francisco Rivas, hier, au Centre Bell.

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Le miracle, c’est de s’être retrouvé sur le plancher du Centre Bell. Vers 20 h 15, quand je me suis assis à la table de Jean-Marc Gagné pour aller jaser avec Michel Beaudry, on s’est mis à regarder les gradins qui se remplissaient et on s’est trouvés bien chanceux.

Un gala de boxe avec un combat de championnat du monde à ESPN sur un territoire mohawk non cédé, je me suis dit que ça valait une gorgée de vin.

La Santé publique a laissé aller Yvon Michel avec son gala parce qu’un fonctionnaire a dû confondre « territoire mohawk non cédé » avec « réserve autochtone mohawk ». 

On le sait, les autorités n’interviennent jamais à Kahnawake.

Fait qu’hier, à part des petits détails, tout était correct.

ELEIDER ALVAREZ ET OSCAR RIVAS

C’était un beau parterre. Eleider Alvarez et Oscar Rivas sont venus assister à la soirée. Oscar est dans une forme incroyable. 

J’ai vérifié, il n’y a pas de poignées d’amour autour de la taille. Juste du muscle. 

« Je suis sérieux. Je l’ai dit que je serais sérieux et je tiens parole », a-t-il dit.

Alvarez était de bonne humeur. Mais il doit prendre ça mollo dans le gym. Il ne ressemble pas au danseur de flamingo qu’on peut admirer dans le ring.

Mathieu Germain, qui a signé la veille un contrat avec GYM, suivait avec attention tout ce qui se passait. 

« S’entraîner avec Stéphan Larouche est une toute nouvelle expérience. Il est très bon et de bonnes choses m’attendent », de dire « G-Time ».

LE DOC MAILLOUX

Spectateur attentif à tout ce qui se passait dans le ring, le doc Pierre Mailloux pouvait enfin se détendre. 

En plus d’une heure et demie de télé sur son propre réseau à chaque jour, le doc est complètement débordé. La pandémie taxe lourdement l’état mental de nombreux Québécois et beaucoup se tournent vers le célèbre psychiatre pour retrouver un peu de sérénité.

« J’ai fêté mes 72 ans avec une semaine de 72 heures », de dire le doc que les gens allaient déranger pour obtenir une photo souvenir.

Le doc a même suivi le combat de Yan Pellerin. Je me suis promis de parler en bien de la performance de Pellerin. Donc... alors... enfin... TVA... ensuite... d’ailleurs... ESPN... cependant... mais... finalement... voilà !

Monsieur Pellerin a gagné par décision unanime contre un grassouillet Mexicain. On pouvait lire « Chunky » sur sa ceinture. Mon collège de Radio-Canada m’a dit que c’était plutôt « Franckie ». Mes excuses.

Mais personne ne va enlever un point important au combat. À 41 ans, Yan Pellerin a duré les 10 rounds en exerçant la pression.

PARTIS DE CHICOUTIMI

On a présenté Kim Clavel et comme d’habitude, elle a été chaudement accueillie par les amateurs. L’effet Big Brother ne semble pas diminuer.

Des gars de Chicoutimi étaient tout énervés de voir l’aspirante. Bruno Mallette et quelques amis avaient déjà acheté leurs billets et, jeudi soir, après le discours de François Legault, ils ont écouté les informations et ont décidé de prendre le risque.

Ils ont quitté le Saguenay avant même que la Santé publique ne confirme à Yvon Michel qu’il avait le feu vert pour son gala. Il était 10 h 15 hier avant-midi quand Ben Roger a eu le scoop que tout se passerait normalement. Les Bleuets étaient déjà dans le parc des Laurentides.

MICHEL BEAUDRY ET LUC PICARD

Michel Beaudry, humoriste et journaliste, travaille sur le projet de film sur la vie de Guy Lafleur. C’est Luc Picard qui va écrire le scénario et réaliser le film.

Un gars a le droit d’être inquiet. Guy Lafleur n’a pas eu une vie ordinaire, mettons. C’est une vie de passion et d’amour.

Et pendant une décennie, il a été la plus grande vedette au monde dans le hockey. On ne peut pas avoir idée...

ARTUR GAGNE LE CŒUR DE MONTRÉAL

Un des combats dont on va se souvenir à Montréal. 

Artur Beterbiev, le visage et le corps couverts de sang, son sang, une profonde coupure sur le front, gracieuseté d’un coup de tête de Marcus Browne, se tenait debout, son adversaire agenouillé devant lui, incapable de se relever.

Le dramatique du sang, le courage de Beterbiev et la hargne de Browne ont donné un grand spectacle. 

Les gens, conquis, ont bondi sur leurs pieds en scandant « Artur ». Après toutes ces années passées derrière son visage sévère, le grand champion recevait enfin l’amour qu’il méritait.

Mais les huit rounds ont été spectaculaires. Malgré la coupure et le sang qui pissait, Beterbiev s’est attaqué à Browne en le démolissant systématiquement. Honnêtement, Browne aurait pu abandonner au septième et personne n’aurait douté de son courage.

On s’est rendu au neuvième et Beterbiev a continué à le frapper avec une précision qui surprend chaque fois.

Un très grand champion.

DICAIRE, championne

La victoire de Marie-Ève Dicaire est une belle histoire. Mais un piètre combat de boxe. 

En fait, pas vraiment digne d’être nommé combat de championnat du monde.

Dicaire a fini par arrêter une brave madame du Mexique qui n’avait aucune technique. 

Mais c’est aussi ça la boxe féminine.