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Une part d’Islande

La vérité sur la lumière
Photo courtoisie

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Après Rosa candida et Miss Islande, l’écrivaine Auður Ava Ólafsdóttir signe ici un roman très différent dans lequel se mêlent l’histoire d’une femme et les écrits d’une autre.

Grâce à ce septième roman d’Auður Ava Ólafsdóttir, on a appris que le plus beau mot de la langue islandaise était ljósmóðir, mère de la lumière. C’est comme ça que les Islandais désignent la profession de sage-femme, dont les secrets et les techniques se transmettent généralement de mère en fille. Ou de grand-tante en petite-fille, comme ce sera le cas pour Dýja. 

Décédée en 2015 à l’âge vénérable de 93 ans, sa vieille tante Fífa lui a en effet à peu près tout légué : l’amour du métier, son savoir, ses meubles en teck, ses vêtements, ses cartons remplis de manuscrits non édités et la moitié de l’appartement mal éclairé dans lequel elle a longtemps vécu seule, rue Ljósvallagata. 

Accueillant en moyenne un enfant par jour, Dýja a ainsi déjà contribué à mettre au monde plus de 1900 bébés. 

Et la lumière fut

Alors que la nuit polaire ne se dissipe qu’aux environs de midi et qu’une tempête monstre est sur le point de s’abattre sur l’Islande, on suivra le quotidien de cette femme dont le travail réclame souvent des talents de fine psychologue pour soutenir parturientes et nouveaux papas. Mais il n’y a pas que le boulot. Chaque fois qu’elle en a le temps, Dýja se fait en effet le devoir de lire attentivement les étonnants manuscrits de sa grand-tante. Après tout, l’un d’eux pourrait bien être publiable ! 

Rempli de réflexions sur la naissance, la vie, la mort, l’être humain et le monde en général, un livre agréable empreint de poésie.

4 IDÉES CADEAUX POUR LES FÊTES 

Dessine-moi Le Petit Prince – Hommage au héros de Saint-Exupéry

La vérité sur la lumière
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Le Petit Prince a été publié pour la toute première fois en 1946, soit il y a maintenant 75 ans. Afin de souligner cette date anniversaire, ce très beau livre grand format est divisé en trois parties : le texte original du Petit Prince accompagné des aquarelles de Saint-Exupéry, un entretien avec Joann Sfar – qui a signé une adaptation du livre en bande dessinée –, et un dossier présentant les dessins d’une trentaine d’artistes, dont Mœbius, Hugo Pratt et Albert Uderzo. Un beau cadeau.

Basiques en cuisine

La vérité sur la lumière
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Avec ce gros livre de cuisine, il sera assez difficile de mal manger en 2022. De un, parce que toutes ses recettes sont réellement faciles à réaliser (sur la page couverture, on dit même qu’elles sont inratables !). De deux, parce qu’il mise aussi sur la variété en combinant classiques (poivrons farcis, osso-buco, pad thaï, etc.) et plats plus originaux (lasagnes courge et chèvre, rouleaux aux lentilles, calzones aux blettes, etc.). L’un dans l’autre, on recommande.

L’univers des Beatles

La vérité sur la lumière
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Alors là, inutile de tergiverser : cet ouvrage grand format – qui pèse une tonne ! – fera le bonheur de celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur les Beatles. Commençant par retracer l’étonnant parcours de ce quatuor mythique, il fait ensuite le tour de toutes les chansons et de tous les lieux cultes du groupe. Puis, pour finir, il présente la carrière solo de John, Paul, George et Ringo. Un incontournable.

L’aviation – 1840-1940 : le siècle des héros

La vérité sur la lumière
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Fondé en 1843, le journal hebdomadaire français L’Illustration a accordé une place de choix aux premiers ballons dirigeables, aux aéroplanes, aux avions et aux combats aériens de la Seconde Guerre mondiale. Réunissant plus de 1000 illustrations, photographies et publicités, ce livre permet ainsi de découvrir toute l’histoire de l’aviation. Et sincèrement, on ne se lassera pas de le feuilleter. 

Frissons garantis 

La vérité sur la lumière
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Trompe-l’œil

Après l’Islande, le Danemark, où Lukas Bjerre, un garçon de 10 ans, vient d’être porté disparu. Depuis que son père l’a déposé devant les portes de l’école au tout début de la journée, plus personne ne l’a revu. Fugue ? Kidnapping ? C’est ce que l’inspecteur Erik Schäfer, de la police de Copenhague, tentera de découvrir le plus rapidement possible. Car habituellement, dans ce genre d’enquête, chaque minute compte. Cela dit, il ne sera pas très gâté sur le plan des indices puisque seul le profil Instagram du gamin lui apprendra quelque chose d’inédit : Lukas s’intéressait à la paréidolie, une sorte d’illusion d’optique permettant de voir des visages dans les nuages ou ailleurs.

Se méfier des apparences...

Journaliste au Demokratisk Dagblad, Heloise Kaldan prépare de son côté un article portant sur le syndrome de stress post-traumatique chez les vétérans danois. Mais bien avant qu’elle puisse en écrire la première ligne, elle sera chargée de couvrir l’affaire Lukas Bjerre en raison des liens spéciaux qui l’unissent à l’inspecteur Schäfer. 

Fleur de cadavre, le livre qui a inauguré la série consacrée au tandem Heloise Kaldan/Erik Schäfer, a remporté en 2017 le prix de la révélation du polar danois. De facture classique, mais efficace, celui-ci est tout aussi bon. Et le dénouement en surprendra plus d’un !