/sports/fighting
Navigation

Beterbiev est le meilleur de l’histoire

Gala boxe GYM
Photo Martin Chevalier On a été témoin d’un Artur Beterbiev au sommet de son art, vendredi soir au Centre Bell.

Coup d'oeil sur cet article

Artur Beterbiev a livré une autre brillante performance lors de son affrontement contre Marcus Browne. Il est demeuré champion unifié tout en surmontant une vilaine coupure au front. Du courage à l’état pur. 

Est-ce qu’on peut le considérer comme le meilleur boxeur de l’histoire qui a œuvré du Québec ? Je crois que oui. 

J’ai beau fouiller dans mes souvenirs, je ne trouve pas un athlète qui a déjà atteint les standards du roi Artur. Il n’a que 17 combats au compteur, mais il les a tous remportés par knock-out. Il a tout détruit sur son passage.

Je me souviens de son ascension. Le promoteur Yvon Michel avait toutes les misères du monde à lui trouver des adversaires à un coût raisonnable. Ceux-ci étaient peu nombreux à lever la main pour en découdre avec Beterbiev. Même chose pour les séances de sparring

Ceux qui mettent les gants avec lui savent que ça fera mal du début à la fin du combat. C’est pour cette raison que Beterbiev a eu de la difficulté à dénicher un combat de championnat du monde. Lorsqu’il a obtenu sa chance, il a fait le travail. Ce fut un peu moins compliqué pour son duel d’unification contre Oleksandr Gvozdyk. 

Aujourd’hui, Beterbiev est parmi les meilleurs boxeurs « livre pour livre » au monde. Son nom est mentionné dans la même phrase que celui de Canelo Alvarez. C’est loin d’être banal. 

Apprécié à sa juste valeur

Vendredi soir au Centre Bell, Beterbiev a finalement été apprécié à sa juste valeur. C’était la quatrième défense de titre que je couvrais et c’est la première fois que je l’ai vu aussi souriant après un affrontement.

Je suis convaincu que cette victoire contre Marcus Browne a eu une saveur particulière pour Beterbiev. Celle d’avoir pu renouer avec un public qui l’a vu se développer à l’extérieur du Québec dans un passé récent. 

Au cours des dernières années, Beterbiev a eu mauvaise presse. Il s’est retrouvé devant les tribunaux pour des disputes contractuelles. Il avait de la difficulté à répondre aux questions des médias. Il était méfiant. 

Heureusement, il a changé son approche tout en respectant ses limites. Une preuve d’intelligence de sa part. 

Je me souviens de mes premiers entretiens avec Marc Ramsay au sujet de Beterbiev. Il m’avait dit : « Tu vas voir, ce sera le meilleur show en ville ! »

Il faut croire qu’il avait raison. 

Padulo jr va bien

Entre deux combats du gala de GYM, j’ai croisé l’arbitre Albert Padulo jr dans les coulisses du Centre Bell. C’est lui qui était l’arbitre lors du duel dramatique entre Marie-Pier Houle et Jeanette Zacarias Zapata. 

« Le lendemain du combat, je travaillais comme conducteur d’autobus. J’ai passé mon quart de travail avec les yeux dans l’eau, a-t-il mentionné. Je repassais le combat en boucle dans ma tête afin de voir si j’avais commis une erreur quelque part et je n’ai pas trouvé.  

« Il ne faut pas oublier que nous sommes tous des humains. À un certain moment, j’ai pensé tout abandonner. Toutefois, j’avais encore l’objectif de pouvoir travailler dans un combat majeur. »

L’enquête du coroner se poursuit toujours et on s’attend au dépôt des recommandations en 2022. 

Pour le reste, il va bien. Vendredi, c’est lui qui était en devoir pour le combat entre Marie-Ève Dicaire et Cynthia Lozano. Il était aux aguets lorsque la Mexicaine s’est retrouvée en difficulté. Tout s’est bien terminé.  

Jourdain a gagné son pari

Gala boxe GYM
Photo Agence QMI, Joêl Lemay

Las Vegas est une ville où il y a toutes sortes de paris. Charles Jourdain a décidé de mettre ses jetons au centre de la table en disputant le dernier combat prévu à son contrat avec l’UFC. Le Québécois a répondu à l’appel avec une performance brillante et spectaculaire contre Andre Ewell. Il a tout fait sauf mettre fin au combat avant la limite. En raison de sa fougue et de son style, on a déjà hâte à son prochain combat. Avec cette victoire convaincante, il est assuré de signer une nouvelle entente intéressante avec l’UFC.  

Les joueurs de la LNH n’iront pas aux JO

Gala boxe GYM
Photo courtoisie

Ce n’est pas un gros scoop. Avec la situation actuelle, les chances de voir les joueurs de la LNH aux Jeux de Pékin sont presque nulles. Le commissaire Gary Bettman et les propriétaires voudront se servir de la pause prévue en février pour rattraper les matchs annulés ou qui le seront dans les prochaines semaines. Plusieurs vedettes commencent à mettre en doute leur présence en sol chinois. Bettman va être déçu. Il rêvait de faire une percée en Asie, mais ça va attendre encore un peu.  

L’ABC a donné un coup de barre

Gala boxe GYM
Photo Stevens LeBlanc

On assiste à un vent de renouveau au sein de l’Académie de Baseball Canada (ABC). Le directeur Jesen Therrien a annoncé l’embauche de Kevin Young (receveurs) et de Philippe Aumont (lanceurs) pour encadrer les espoirs québécois. De plus, Abraham Toro va s’entraîner avec l’équipe durant la saison hivernale. Ce sont de bonnes nouvelles pour la relève. Les jeunes ont besoin de modèles dans leur développement. Avec Toro, Aumont, Young et Therrien, ils sont en voiture.  

Les Alouettes ont fait leur choix

Gala boxe GYM
Photo Agence QMI, Joêl Lemay

Le directeur-général Danny Maciocia n’a pas fait durer le plaisir. Il a décidé d’accorder un nouveau contrat à Vernon Adams jr. On ne connait pas le montant de l’entente, mais il sera le quart partant des Alouettes en 2022. Si Trevor Harris souhaite revenir à Montréal, il devra le faire avec un salaire de réserviste. À 35 ans, il serait surprenant qu’il le fasse. Adams jr n’aura pas d’excuses la saison prochaine. Il devra amener la formation montréalaise à bon port avec son bras et ses jambes.