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«Je ne suis pas un robot»: une nouvelle websérie à voir

La comédienne Geneviève Schmidt
Photo Agence QMI, Joël Lemay La comédienne Geneviève Schmidt

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La nouvelle websérie pour adultes Je ne suis pas un robot, qui immerge le téléspectateur dans l’univers des centres de modération des réseaux sociaux, met les âmes sensibles au défi.

La série, qui se décline en six brefs épisodes disponibles sur la plateforme web de Télé-Québec, raconte la descente aux enfers d’une modératrice naïve et enfantine, qui après plusieurs années à modérer du contenu troublant, atteint sa limite.

C’est une comédie noire, parfois même glauque, qui mélange l’humour à l’horreur.

La série, portée par Geneviève Schmidt, remet en question la validité d’imposer à des gens la tâche aliénante et répétitive de visionner des contenus haineux, violents et pornographiques pendant des journées entières, au nom de la paix d’esprit et de la santé mentale des utilisateurs des réseaux sociaux.

Écrite par Sandrine Viger-Beaulieu et Charles-Alex Durand, Je ne suis pas un robot est bien ficelée et addictive. Elle s’inspire d’ailleurs de faits réels puisés à même des reportages de Vice et The Verge sur la réalité des modérateurs de contenu, de Facebook notamment.

La récente divulgation des «Facebook Papers» a par ailleurs révélé qu’environ 123 000 messages haineux, violents, sexuels ou racistes étaient bloqués au Canada chaque mois.

«J’ai voulu écrire sur les modérateurs web pour mettre en lumière leur métier aliénant et problématique, mais aussi parce que je trouve leur quotidien profondément absurde et inspirant. Un bureau où les employés passent leurs journées à trier de la pornographie, de la violence, du contenu haineux et des complots, c'est dur de trouver mieux pour camper une comédie noire», a souligné Sandrine Viger-Beaulieu (Complètement Lycée), coautrice et idéatrice de la série.

Cette production n’est pas non plus sans rappeler le documentaire de Netflix Don’t f**k with cats, qui revient sur les grandes lignes d’une cyber enquête menée par des internautes et qui a conduit à l’arrestation du tueur Luka Rocco Magnotta. Ce dernier s’en était pris à des chats, puis à Lin Jun, un Chinois installé à Montréal qu'il a tué et décapité en 2012.

Je ne suis pas un robot met également en vedette Leila Donabelle Kaze et Nicolas Michon, tous deux de la distribution de «M’entends-tu».

Je ne suis pas un robot est disponible en intégralité sur la plateforme web de Télé-Québec.

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