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On ne sait plus sur quel variant danser

The young woman with medical mask on her face stands on the crowded street
Photo Adobe Stock

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Si les projections des experts se confirment, nous serons pris dans le tunnel pandémique de la COVID-19 encore longtemps. Rien d’étonnant quand on se réfère notamment à la récente prolifération des variants du virus de Wuhan. Alors, claustrophobe ou pas, il va falloir apprivoiser la situation et apprendre à vivre dans le tunnel...

Près de deux années après l’irruption meurtrière du virus de Wuhan qui nous avait laissé penser, l’instant d’un confinement planétaire, que la fin du monde était arrivée, nous voici aujourd’hui assiégés par son infernal et interminable chapelet de variants.

Des variants qui nous arrivent de partout à travers le monde. À part l’original venu de Chine, les plus « préoccupants » aujourd’hui sont notamment Anglais (Alpha), Brésiliens (Gamma), Indiens (Delta, Kappa) et Sud-Africains (Beta, Omicron)...

La mystification

Après la domination du Delta, la situation était pourtant relativement maîtrisée, particulièrement grâce aux mesures barrières et aux vaccins. Mais en un court laps de temps, sans le moindre petit répit, badaboum ! Voilà l’Omicron d’Afrique du Sud qui fait une entrée fracassante et qui tente de s’imposer dans le paysage sanitaire.

De plus, Omicron réussit à déjouer le bouclier vaccinal existant qui venait à peine de faire la preuve de son efficacité contre ses prédécesseurs !

Si on a attribué des noms inspirés de l’alphabet grec à ces variants, c’est fort probablement pour annihiler la stigmatisation de leurs pays d’origine. C’est une mystification contre-productive. Et je la déplore.

Masquer l’origine des variants derrière l’alphabet grec rend abstraits les différents états de situations sanitaires et vaccinales dans les pays « fragiles » où ils sont nés. Cela empêche de se faire à l’idée que pour sortir du tunnel pandémique de la COVID-19, il faut impérativement vacciner massivement toute la population mondiale avec efficience.

À l’évidence, des intérêts financiers et pharmaceutiques priment sur la qualité de la vie humaine sur terre. Que les femmes et les hommes de bonne volonté se réconcilient avec ce truisme.

C’est en vain que des milliers de voix issues notamment des sphères politiques et économiques ont maintes fois appelé à la levée temporaire des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins contre la COVID-19 afin de « démocratiser » la vaccination à travers le monde. L’histoire retiendra que l’industrie pharmaceutique aura choisi de se barricader dans la cupidité...

Il ne faut pas baisser les bras

Il y a cependant une perspective positive dans « la jungle financière »... Dans sa circulation et sa mutation au sein des populations de la planète, le virus pourrait perdre de sa force létale pour devenir à moyen-long terme une simple cause de maladie bénigne.

Aussi, ce n’est pas le temps de baisser les bras. Il faut individuellement et collectivement trouver en nous des sources de motivation et puiser dedans afin de tenir la distance... Sans la motivation, ça va être difficile.

Pour pouvoir contempler l’arc-en-ciel, il faudra d’abord endurer la pluie.

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